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Valérie Pécresse soutient la construction de murs aux frontières européennes: « S’il faut en bâtir, comme le font certains États, je les soutiendrai »

Valérie Pécresse soutient la construction de murs aux frontières européennes: « S’il faut en bâtir, comme le font certains États, je les soutiendrai »

La candidate de Les Républicains tenait un meeting ce dimanche.

Valérie Pécresse, bien décidée à se poser en alternative à Emmanuel Macron, tenait son premier meeting d’ampleur ce dimanche après-midi au Zénith de Paris.

Prenant la parole vers 15h45 sur scène devant plusieurs milliers de personnes, elle s’est notamment attaquée au mouvement Woke, qu’elle « combat » car selon elle, c’est « c’est la guerre des sexes, (…) des mémoires, c’est le contraire de la République ». La candidate de la droite a poursuivi en accusant Emmanuel Macron « de vouloir déconstruire » l’Histoire de la France.

D’après des propos retranscrits par BFMTV, Valérie Pécresse a également soutenu l’idée de construire des murs aux frontières, comme l’avait évoqué Éric Zemmour jeudi dernier sur la chaîne française. « S’il faut bâtir des murs comme le font certains états, je les soutiendrais. Je veux qu’ensemble, nous luttions contre l’immigration qui débouche sur des zones de non-France. Si un pays refuse de reprendre ses clandestins, ce sera avec moi zéro visa », a déclaré la candidate LR.

Quelque 6.000 personnes, venues majoritairement de région parisienne, avaient pris place au Zénith, et plus de mille autres, selon les organisateurs, dans une salle voisine.

Seule sur scène, sur un arrière fond stylisé aux couleurs bleu-blanc-rouge et deux drapeaux tricolores, Valérie Pécresse a déroulé les grandes lignes de son programme, entrecoupée de « Valérie Présidente », « on va gagner! » et autres « Macron au Touquet, Valérie à l’Élysée » qui tranchaient avec le caractère solennel de son discours.

Ce meeting était scruté alors que la candidate, qui peine à distancer ses rivaux d’extrême droite dans les sondages, a connu une semaine animée, avec plusieurs ralliements à Emmanuel Macron et des propos critiques prêtés à Nicolas Sarkozy.

« Indomptable »
Dans le public, des militants du collectif d’extrême droite Nemesis ont brièvement déployé une banderole « Ne vous voilez pas la face », rapidement saisie par le service d’ordre.

Pour la candidate LR, qui inaugurait là un nouveau logo bleu et rouge – un « Valérie Pécresse » incrusté sur le V de la victoire – l’enjeu était aussi de continuer à imposer le duel face à Emmanuel Macron.

Citant Jules Michelet et Charles Péguy, elle a pourfendu le wokisme qui est « le contraire de la République » et taclé Emmanuel Macron qui a « cédé à la repentance » et « racialisé la question des banlieues ».

Le chef de l’État « devra rendre des comptes » car « si nous ne réagissons pas très fortement, un jour viendra où les Français ne vivront plus ensemble, mais face à face », a-t-elle ajouté.

Si elle n’a pas présenté de nouvelle mesure – hormis le recours au référendum d’initiative citoyenne -, elle a abordé tous les aspects de son programme: « nation éducative », défense du nucléaire, hausse de 10% des salaires… « Je veux la France en ordre car je veux la France de la concorde », a-t-elle martelé.

Un discours assez solennel que la candidate, régulièrement critiquée pour un côté trop technocratique, a voulu humaniser à la fin, en racontant son enfance de « fille de prof », son grand-père psychiatre, et en remerciant son mari Jérôme et ses enfants, dont elle s’est dite « si fière ».

« Je suis cette femme française indomptable », et « rien ne m’arrêtera », a-t-elle assuré.

Sans surprise, l’extrême droite a raillé un discours ou « tout tombe à plat », selon le porte-parole de Marine Le Pen, Sébastien Chenu. « Naufrage en direct », a tweeté Sébastien Lafont, chargé du numérique chez Éric Zemmour.

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