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Jean-Baptiste Ouedraogo, Blaise Compaoré et Paul-Henri Sandaogo appellent à la «cohésion» face aux djihadistes

Jean-Baptiste Ouedraogo, Blaise Compaoré et Paul-Henri Sandaogo appellent à la «cohésion» face aux djihadistes

Deux des cinq anciens présidents du Burkina Faso, invités vendredi 8 juillet par le chef de la junte au pouvoir Paul-Henri Sandaogo Damiba, ont répondu présent, appelant à «la cohésion sociale au regard de la situation difficile» que traverse leur pays en proie à la violence djihadiste.

«Cette rencontre a porté principalement sur la recherche d’une paix durable dans notre pays», a déclaré Paul-Henri Sandaogo Damiba, dans une déclaration faite à l’issue de la réunion. «Nous sommes convaincus que c’est seulement dans la cohésion sociale et dans l’unité que les forces qui combattent en ce moment même le terrorisme seront davantage déterminées et auront plus de succès», a-t-il ajouté.

Le chef de la junte s’exprimait aux côtés des deux ex-chefs d’État ayant répondu favorablement à son invitation : Jean-Baptiste Ouedraogo (1982-1983) et Blaise Compaoré, président de 1987 à 2014, avant d’être contraint à l’exil en Côte d’Ivoire à la suite d’une insurrection populaire.

«La préservation de l’existence de notre patrie»
Ce dernier, qui est apparu amaigri aux côtés de Paul-Henri Sandaogo Damiba et Ouedraogo, a effectué jeudi son retour à Ouagadougou pour la première fois depuis huit ans, suscitant une polémique au Burkina Faso. En avril dernier, il avait été condamné par contumace, à perpétuité, pour son rôle dans l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, lors d’un coup d’État qui l’avait porté au pouvoir en 1987.

«L’urgence de la préservation de l’existence de notre patrie commande une synergie d’actions qui ne nous autorise pas à nous donner le luxe de perdre le moindre temps dans la polémique», a estimé Paul-Henri Sandaogo Damiba à l’issue de la rencontre.

Trois présidents invités n’ont pas fait le déplacement. Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier, a été «physiquement empêché par un groupe d’individus de participer à la rencontre», selon M. Damiba.

Plusieurs de ses sympathisants ont manifesté vendredi matin devant son domicile à Ouagadougou, l’appelant à boycotter cette rencontre qualifiée de «mascarade».

Également invité, Isaac Zida qui avait brièvement pris le pouvoir en 2014 et vit actuellement en exil au Canada, n’a pas pu venir «pour raisons administratives», selon Paul-Henri Sandaogo Damiba, et Michel Kafando (2014-2015) pour «des raisons de santé».

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