Chronique

Micmacs

Il est sympa, ce pays ! Moi je l’aime par la grâce qu’il dégage et surtout par ses couleurs féminines qui ont la particularité de nous dilater les rétines à nous tous.

Que l’on soit un saint ou un kaccoor, on les aime, nos femmes ou nos meufs. Une animatrice aurait titillé la sensibilité d’une ethnie en parlant de mariage précoce. N’ayant pas l’épaisseur intellectuelle qu’il faut certainement, elle a dérapé et s’est engluée dans des explications boiteuses.

Jusque-là, on pourrait se demander quelle énormité, elle a pu proférer pour être l’objet d’un lynchage sur la toile avant que nos enquêteurs, qui ont pourtant du boulot ailleurs avec les nombreux braquages et vols, s’invitent dans ce dossier. La malheureuse a tenu compagnie à nos pandores durant tout le weekend.

Des pandores qui ne se sont sans doute pas ennuyés avec une telle beauté. Dans ce pays, il est désormais interdit d’émettre des idées et dire ce que l’on pense. Quelle gravité à dire qu’il y a longtemps, dans une ethnie donnée, on violait les fillettes en pensant au mariage précoce ou forcé?

Franchement rien qui motive le placement en garde à vue de la belle animatrice à moins que les enquêteurs n’aient d’autres idées avec la plastique de leur invitée.

Laquelle a, fort heureusement, été libérée hier. Autrement dit, un jour non ouvrable. Le section ou brigade de recherches de la gendarmerie nationale nous habitués à des affaires autrement plus sérieuses que ces niaiseries ou les délires d’un Ousmane Mbengue.

Et puis, où est celui qui justifie le viol par une crise de l’amour ? En villégiature pendant qu’une malheureuse animatrice était privée de liberté. Ou encore ces micmacs d’un ancien droit de l’hommiste tombé en politique et qui développe un cynisme machiavélique guidé qu’il est par la main du Chef obnubilé alors par un second mandat.

Un Chef qui, donc, voulait se débarrasser de tous ses adversaires sérieux.Et ça ose se dire démocrate!

Quel pays!

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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