Chronique

Déchéance humaine

Vous doutez encore de la déliquescence de la pratique politique et aussi de la déchéance humaine dans ce charmant pays ?

On a beau s’attaquer aux pratiques bordéliques en vigueur sous le magistère du président Wade, lesquelles avaient ébranlé les fondements de notre Etat, force est de reconnaître cependant que c’est avec la seconde alternance que nous avons touché le fond.

Le communiqué de l’APR, publié il y a quelques jours, vient nous rappeler combien on peut passer de la lumière à la plus grande décrépitude morale et intellectuelle. En quelques semaines seulement.

Il y a trente ans, des individus du genre de Bah Diakaté, personne ne penserait les retrouver dans une assemblée politique à fortiori entendre leurs voix. Des légions d’imbéciles produites par des réseaux sociaux qui leur ont donné le même droit à la parole qu’à un prix Nobel ou un professeur agrégé.

Une parole qu’ils ont obtenue pour ne débiter que des énormités. Mais voilà donc que cet idiot est présenté par le communiqué de l’Apr comme un activiste « républicain » réputé pour ses analyses documentées et fouillées.

Fouillées dans les poubelles, oui ! Ça vous fait rigoler ? On se calme… Quand ce sont des cadres qui pondent un communiqué d’une telle vacuité et revendiquent l’appartenance à leur mouvement d’un tel individu au langage de charretier tout en le hissant parmi les cerveaux de leur formation politique, on ne peut que comprendre pourquoi les Sénégalais ont congédié tous ces abrutis le 24 mars dernier.

Il faut également ranger dans le même registre que l’idiot, tous ces hommes et femmes qui tentent de justifier ses errements. Un malotru enrichi par des gens qui le rétribuaient pour les insanités qu’il déversait sur d’honorables pères de famille.

Les Assises nationales de la Justice, qui s’ouvrent aujourd’hui et qui pourraient ressembler à une séance de catharsis, doivent être l’occasion, au-delà de la Justice, de repenser la société sénégalaise.

Si nous avons vécu deux années qui ont failli faire sombrer le pays dans un cycle de violences inouïes en plus d’avoir déchiré des familles, c’est surtout à cause de l’envahissement de l’espace politique par des personnes sans foi, ni loi.

Une faune hétéroclite de personnes aux ambitions divergentes mais toutes motivées par le désir obsessionnel de s’enrichir parla traitrise, la délation et le mensonge.

Des gens prêts à tout, à toutes les sales besognes. Les mêmes qui ont inspiré les énormités que l’ « activiste républicain » — activiste répugnant, plutôt ! — a déversées sur d’honorables pères de famille

Kaccor Bi

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

Articles Similaires

1 sur 49

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *