Chronique

AstraZeneca est-ce que tu es bon ?

Va-t-on vers un abandon d’AstraZeneca ?Après le Danemark, la Suède et bien d’autres, une douzaine de pays comme l’Allemagne, la France et l’Italie, ont suspendu “par précaution” l’utilisation de ce vaccin. Cela, après le signalement d’effets secondaires “possibles”.

Même si c’est “sans lien” avec le vaccin, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé (Ansm) en France, il est clair, qu’une telle situation entraîne des suspicions déjà vives.

Au Sénégal, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a déclaré avec enthousiasme les 300 mille doses venues de l’Inde. Abdoulaye Diouf Sarr a tenu à assurer que tout se passe bien comme “dans le meilleur des mondes possibles”.

On n’a aucune raison de douter de sa bonne foi, mais ces échos venus d’ailleurs, font froid dans le dos. Il faudrait des efforts pédagogiques réels pour convaincre des Sénégalais qui ne se hâtent vraiment pas pour aller se faire vacciner.

Le vaccin Sinopharm a été accueilli avec enthousiasme surtout par des autorités qui ont pris leurs doses devant les caméras. D’autres ont été plus discrètes. Elles ont eu le privilège d’être vaccinées chez elles. Et le reste des cibles ?

Que reste-t-il des doses vendues ou offertes par la Chine ? Le nombre de Sénégalais vaccinés jusqu’ici ? Peu de statistiques pour le moment. Aucune lisibilité dans la démarche empruntée.

Pourtant, nous avons besoin de savoir pour évaluer et progresser. Pour nous rassurer et rassurer les proches. Pour savoir la bonne conduite à tenir.

Malheureusement, notre pays si singulier, semble reléguer loin derrière cette pandémie du coronavirus qui continue de faire des dégâts ici et ailleurs.

15 morts décomptés hier chez nous. Les cas graves deviennent plus graves. La maladie nous bouscule même si nous, nous donnons l’impression d’être zen.

D’être sans soucis, sans problèmes. D’avoir notre destin en mains alors que nous ne contrôlons rien.

Les nouvelles d’Adji Raby Sarr ? Bon, elle est presque oubliée la pauvre. On parle plutôt des dégâts causés par cette “histoire privée” devenue politique et mondialement connue.

On parle d’amnistie pour les criminels pas encore désignés, pour ceux-là accusés d’être des commanditaires. D’indemnisations pour les familles des victimes. On parle, on parle, on parle.

En attendant celui qui doit agir. Oui, le président de la République est toujours le capitaine du bateau Sénégal qui a failli tanguer ces derniers jours.

Digital Manager - Chef de projet chez Alixcom Dakar | E-mail: saliou@dakar-echo.com | +221 77 962 92 15

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