Chronique

Senteurs mortelles

L’axe du mal serait ainsi la ville de Thiès et celle de Ndakaru. Tiens, tiens, comme on se retrouve ! Des ainées vous raconteront de belles pages de la confrontation entre ces deux bourgs de bons viveurs.

Bien entendu, au centre de cette épique confrontation, la femme est au cœur. Pour bruler des cœurs… d’amour.

Il y avait également une émulation musicale et vestimentaire qui a fait le bonheur de quelques croulants.

Trêve de diversion ! Vous avez remarqué, l’autre jour, la détermination de ces jeunes gens dans certains quartiers de la capitale ? Leur combat contre les forces de l’ordre. Pétards contre grenades lacrymogènes.

Bref une forte résistance. Ils ne doutent de rien et n’ont peur de rien. Bravant même l’interdit pour se frotter aux forces de l’ordre dans certains commissariats.

Point besoin d’être sociologue pour y lire l’expression d’une jeunesse dégoutée et désabusée. Cette forte opposition constitue un signal fort !

Surtout pour celui qui caresse l’idée d’un troisième mandat. Ces jeunes n’étaient pas dans la rue pour le fun.

Ils faisaient entendre la voix de leurs mères, sœurs et frères. Ces délaissés de la société qui ne comptent que sur leur force pour tenir debout.

Le petit commerce de la rue qui fait vivre. Ils ne vivent même pas, mais survivent. La pauvreté, l’Etat refuse d’admettre son existence.

Il est difficile de défendre ce couvre-feu qui n’a aucun sens. Aucune pertinence. Si ce n’est de tuer l’économie de l’informel. Si la situation serait si alarmante, catastrophique et compliquée, le bon sens aurait été de fermer les écoles et marchés.

Flagrant paradoxe ! Situation exceptionnelle, nos gracieuses dames ont mis sur le marché une bombe. Ça s’appelle « couvre –feu » et procure plus de bonheur que d’égratignures.

Bien entendu, si la dose n’est pas forte. Cardiaques, s’abstenir !

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