Chronique

Requiem pour Fallou Sène

Et tant pis pour ceux qui continuent à y croire. La célérité de la justice ne s’applique que pour les autres.

Les ennemis à abattre ou à faire taire, les pauvres et tous les autres qui n’ont pas des bras longs et puissants pour les sortir du pétrin.

Les étudiants qui continuent de réclamer justice pour leur camarade Fallou Sène peuvent toujours continuer de rêver. Il n’arrivera rien au meurtrier de l’étudiant.

Des crimes du genre, on en compte à foison. Les défenseurs des droits de l’homme auront beau s’indigner, pousser des cris d’orfraie, la justice ne bougera pas.

Les autorités l’auraient voulu que le meurtrier de Fallou Sène serait aujourd’hui entre quatre murs. Mais c’est trop leur demander.

Il y a quelques jours, pour avoir tenté d’étrangler sa tante, un homme qui s’est retrouvé malade en prison et cloué sur une chaise roulante, a écopé de dix ans de travaux forcés. La justice n’a pas eu d’états d’âme.

La loi est dure, mais c’est la loi. Juste qu’elle n’est pas la même pour tout le monde. Le malheureux faisait face à sa tante bien pimpante mais qui craignait encore pour sa vie.

Il sera éloigné de l’épouse de son oncle pour dix ans. L’assassin de Fallou Sène, lui, vaque tranquillement à ses besoins. Il n’est pas n’importe qui. S’il tombe, d’autres têtes le suivront en prison.

C’est justement là où se situe le vrai problème.

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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