Chronique

Fils de

On vous l’a toujours dit et d’autres ont eu à le confirmer avec emphase. Ce pays, en dépit de l’étroitesse d’idées de certains de ses décideurs, hommes politiques et prétendus intellectuels plus préoccupés par leur ventre que par un changement radical du pays, demeure l’un des endroits au monde où il fait le mieux vivre.

Ça, on le doit surtout à l’élégance de nos dames à la démarche alexandrine toute faite de musicalité. Un beau pays, on vous dit. Juste que quand on parle d’égalité, on risque de s’étrangler de rage.

Selon qu’on est fils de … et de « pauvres », la justice ne s’applique pas de la même manière. La société elle-même fait une grande différence entre les deux catégories.

Y a les fils de nouveaux riches, principalement les rejetons de « politichiens » dont les parents ont vécu dans la crasse avant de connaitre la jouissance.

Y a aussi les « doomi soxna » devenus riches grâce à l’aura de leurs vénérés grands-pères et qui n’existent que par la générosité de leurs ouailles.

Certains parmi ces jeunes « doomi soxna » ont l’habitude de s’encanailler avant de se remettre sur la bonne voie. Et enfin, il y a les fils des en-haut, ces gens qui sont nés avec une cuillère en or dans la bouche.

Ils n’ont jamais connu les tourments de la vie. Ah, les bienheureux ! Tous les passe-droits leur sont réservés. Leurs pères ne sont pas n’importe qui.

Ils tiennent les manettes de l’économie. A eux la belle vie. C’est leur droit. Et voilà que l’on découvre que pendant que la grande masse des citoyens de ce pays étaient confinés dès 20 heures chez eux, d’autres circulaient gaillardement.

Ok, ils se sont retrouvés avant 20h pour s’encanailler, mais sont rentrés tranquilles chez eux avant 6h du mat.

Croyez-nous, rien de grave n’arrivera à ces bienheureux qui ont assisté sans lever le doigt à la lente et douloureuse agonie suivie de la mort atroce de l’une de leurs potes.

Rien ! Ç’aurait été des fils de « diw », ils seraient promptement expédiés au fond d’un sombre cachot. Ou on les aurait oubliés !

Digital Manager - Chef de projet chez Alixcom Dakar | E-mail: saliou@dakar-echo.com | +221 77 962 92 15

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