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Une nouvelle plateforme d’organisations de la société civile et de regroupements politiques appelle à un gouvernement de transition civile

– « Un non-événement », estime une source de la Primature

La « Synergie d’Action pour le Mali », composée d’organisations de la société civile et de regroupements politiques (nouveau front d’opposition), constituée samedi 17 février à Bamako, exige la mise en place, d’un nouveau gouvernement de transition civile, a déclaré à Anadolu Youssouf Daba Diawara, coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), membre de ladite Synergie.

La « Synergie d’Action » estime que depuis trois (3) ans, le pays reste confronté aux défis de l’insécurité, de corruption, de népotisme, de mauvaise gouvernance et surtout de la restriction de liberté d’expression et d’association. Pourtant, dit-elle, ce sont, entre autres, les raisons qui ont poussé le peuple souverain à se lever contre l’ancien président feu Ibrahim Boubacar Keïta.

« Ce que nous reprochons aux autorités de la transition, c’est leur incapacité d’apporter de solution depuis 3 ans aux problèmes qui minent le pays pour lesquels le peuple s’est soulevé contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta », a déclaré Youssouf Daba Diawara.

« Pour nous, il est temps de changer d’équipe gouvernementale, de changer de cap, pour pouvoir permettre à d’autres d’essayer une voie de sortie pour le bonheur du peuple malien », a-t-il souligné.

« C’est pourquoi nous exigeons la mise en place d’une transition civile qui sera basée sur une feuille de route claire et nette avec des objectifs à atteindre dans un délai bien précis », a encore précisé la même source à Anadolu.

Il s’agit selon la Synergie d’Action pour le Mali de sauver dans l’urgence le pays en danger avec la gestion des autorités de transition qui ont montré leurs limites.

En outre, la Synergie lance un appel à toutes les filles et tous les fils du pays à rejoindre l’organisation afin de sauver, dit-elle, par tous les moyens légaux, la patrie en danger.

En réponse à cette déclaration, le gouvernement malien a estimé qu’il s’agit d’un « non-événement », selon une source à la primature se confiant à Anadolu sous couvert d’anonymat.

« Pour nous c’est un non-événement. Nous répondons à des gens qu’on connait et non à des individus qui se cachent derrière des associations et regroupements politiques sans s’afficher publiquement », a expliqué la même source.

Pour rappel en février 2022, l’opposition malienne, notamment le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie, avait annoncé, qu’elle ne reconnaîtra plus les autorités actuelles de la transition à partir du 25 mars 2022, affirmant avoir procédé à l’adoption d’un chronogramme électoral.

La période transitoire fixée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) après le coup d’Etat du 20 août 2020, ayant mis fin au mandat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, était de 18 mois à compter du mois de septembre 2020.

C’est ainsi, d’ailleurs, que la date du 27 février 2022 avait été fixée pour la tenue d’élections législatives et présidentielle au Mali avant d’être reportée sine die.

Dakarecho avec Agence

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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