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Les écoles d’Asie font la course en tête dans le dernier classement PISA de l’OCDE

Le classement Pisa de l’OCDE, qui passe au crible les écoles de 79 pays du monde, est rendu public ce mardi. Cette fois encore, les pays d’Asie devancent nettement tous les autres systèmes scolaires.

Aux quatre premières places du classement Pisa, on trouve Singapour (2e) ainsi que trois entités sous pavillon chinois.

Ce classement de référence est établi tous les trois ans par l’OCDE à partir des performances d’élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit (la dominante de cette édition 2018), en mathématiques ainsi qu’en sciences. Et comme en 2015, les écoles asiatiques dominent largement. Aux quatre premières places du tableau, on trouve Singapour (2e) ainsi que trois entités sous pavillon chinois : les quatre provinces de Pékin Shanghai, Jiangsu et Guanddong sur le haut du podium, Macao à la troisième place et Hongkong à la quatrième.

Des résultats stratosphériques
Une véritable stratosphère éducative dont les résultats donnent un peu le tournis. A Shanghai et Pékin par exemple, un élève sur cinq (22 %) affiche de hautes performances en lecture et écriture, alors qu’ils ne sont que 8,7 % en moyenne dans les pays de l’OCDE, et 9 % en France. En mathématiques, ils sont 44 % à exceller dans les exercices, contre 11 % en moyenne dans les autres pays dont la France. Et alors que 21 % des jeunes de 15 ans avouent avoir séché un jour de cours dans l’année dans les pays de l’OCDE, la proportion, dans ces quatre provinces chinoises, s’élève à… 1 %.

Comment s’expliquent ces résultats impressionnants ? Selon les analyses de l’OCDE, ils tiennent pour une large part à la formation des professeurs et au prestige de leur profession. Bien rémunéré et bien considéré dans la société, le métier d’enseignant attire les meilleurs étudiants, qui jouissent d’une formation continue solide et souvent remise à jour, en fonction des besoins observés sur le terrain. Surtout, bien plus qu’en France par exemple, les enseignants les plus expérimentés sont affectés en priorité auprès des élèves les plus en difficulté. A Shanghai ou Pékin, 87 % des jeunes ont le sentiment que leur professeur fait cours avec plaisir. C’est 13 % de plus que la moyenne des pays de l’OCDE.

Forte pression sur les élèves
Pour autant, ce qui ressemble à un miracle éducatif doit être nuancé. La médaille chinoise possède un revers : plus qu’ailleurs, les élèves subissent une forte pression scolaire et sociale, pas toujours enviable. Quelque 78 % des élèves disent s’inquiéter de l’opinion qu’auront les autres d’eux, s’ils échouent dans ce qu’ils entreprennent, contre 56 % en moyenne dans les pays. Ils sont aussi 59 % à se dire heureux de leur vie actuelle, soit 8 % de moins que les ados des autres pays étudiés.

Une situation prise au sérieux dans les écoles asiatiques. « Une réflexion y est en cours pour améliorer le bien-être des élèves et introduire davantage de matières artistiques dans les programmes », souligne Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE en charge des questions d’éducation.

Christel Brigaudeau

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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