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Dernière ligne droite pour un vote test pour le président Georges Weah

Dernière ligne droite pour un vote test pour le président Georges Weah

Les Libériens sont allés voter jeudi dans l’un des deux comtés qui retardent la proclamation des résultats d’un référendum et de sénatoriales ayant eu lieu le 8 décembre ailleurs dans le pays.

Des violences avaient éclaté le 8 décembre dans le comté de Gbarpolu (ouest), poussant les agents électoraux à fuir et les autorités à repousser le vote.

La plus grande circonscription des sept de ce comté était concernée par le vote de jeudi, soit quelque 30.O00 personnes. Dans un autre comté, celui de Grand Kru (sud), le dépouillement avait été arrêté en raison d’accusations de fraude, et les autorités ont décidé de rappeler les électeurs aux urnes le 13 janvier.

Le vote y est prévu dans trois circonscriptions sur les huit du comté. Le nombre d’électeurs n’était pas immédiatement disponible.

« Aucun incident n’a encore été rapporté depuis ce matin. Les gens votent pacifiquement et les membres des bureaux de vote travaillent en toute sécurité », a déclaré à l’AFP Henri Flomo, le porte-parole de la commission électorale.

Les élections partielles à Gbarpolu et Grand Kru n’auront pas d’effet déterminant sur l’issue globale du vote selon les observateurs mais elles ont retardé la publication des résultats totaux des scrutins du 8 décembre.

La loi libérienne impose d’avoir les chiffres globaux avant la publication des résultats totaux définitifs.

Environ 2,5 millions d’électeurs avaient été appelés à se prononcer sur huit amendements à la Constitution, dont un réduisant la durée du mandat présidentiel de six à cinq ans. Les sénatoriales visaient à renouveler la moitié des 30 sièges de sénateur.

Le « oui » l’a emporté dans les cinq comtés où le dépouillement est achevé, sur les 15 que compte le Liberia, selon des résultats partiels publiés par la commission électorale le 15 décembre.

Aux sénatoriales, sur les sept comtés entièrement dépouillés, l’opposition en remporte quatre, contre deux pour le Congress for Democratic Change (CDC) de George Weah et un pour un candidat indépendant, selon la NEC.

Ces élections avaient valeur de double test pour le président Weah, qui avait soulevé un immense espoir en 2018 en accédant au pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest toujours marqué par la guerre civile de 1989-2003 et l’épidémie d’Ebola de 2014-2016.

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