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Reporters Sans Frontières (RSF) a saisi la Cour Pénale Internationale (CPI) après des frappes israéliennes contre les locaux des médias

Reporters sans frontières (RSF) a saisi dimanche la Cour pénale internationale (CPI) après des frappes israéliennes contre des locaux abritant des médias à Gaza, considérant qu’elles peuvent être des «crimes de guerre», a indiqué une porte-parole de l’association à l’AFP.

«Depuis une semaine, les locaux de 23 médias locaux et internationaux ont été détruits par des frappes aériennes israéliennes ciblées», indique RSF dans sa saisine, les bombardements ayant visé les bureaux de médias palestiniens et étrangers.

«RSF considère que le ciblage volontaire de médias et la destruction totale et intentionnelle de leurs équipements relèvent du crime de guerre en vertu de l’article 8 du Statut de Rome», selon le courrier en date du 16 mai, adressé à la Procureure générale Fatou Bensouda.

«L’armée israélienne a non seulement infligé des dégâts matériels très importants à des rédactions dont les journalistes, les équipements et les installations sont des personnes et des biens protégés au titre de la protection due à la population civile. Elle a également entravé la couverture médiatique d’un conflit qui affecte directement et gravement la population civile», poursuit RSF.

A Gaza, l’immeuble de 13 étages qui abritait notamment les équipes de la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera et l’agence de presse américaine Associated Press (AP) a été pulvérisé samedi par plusieurs missiles. L’armée israélienne avait demandé préalablement l’évacuation de l’immeuble.

Pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, cet immeuble était «une cible parfaitement légitime», en affirmant se baser sur des informations des services de renseignement.

RSF rappelle avoir déjà saisi la CPI pour «le ciblage intentionnel par l’armée israélienne de plusieurs dizaines de journalistes palestiniens couvrant les manifestations dites de ‘La marche du retour’ au Printemps 2018».

RSF demande donc à la Procureure générale d’inclure les événements des derniers jours dans l’enquête ouverte en mars sur des crimes présumés dans les Territoires palestiniens, une initiative rejetée par Israël mais saluée par les Palestiniens.

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