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New Delhi est tellement polluée que des avions ne peuvent plus y atterrir

New Delhi s’est réveillée dans un brouillard de pollution particulièrement dense, dimanche, qui a obligé de nombreux vols à se dérouter vers d’autres aéroports.

Deux jours après une visite de la chancelière allemande Angela Merkel, venue promettre un milliard d’euros pour des projets de transports verts dans les villes indiennes sur les cinq prochaines années, New Delhi s’est réveillée, ce dimanche 3 novembre, dans un épais brouillard de pollution.

Ce smog, qui résulte de la conjonction de facteurs naturels (froid, vents faibles…) et humains (brûlis agricoles, émissions industrielles et automobiles, feux pour se réchauffer…), fait régulièrement suffoquer les habitants de la capitale de l’Inde.

« Des niveaux insupportables » de particules fines
La mégalopole de 20 millions d’habitants connaît chaque année des épisodes très violents de pollution de l’air. Ce week-end, les concentrations de particules fines PM2,5 ont atteint des sommets, en raison notamment de légères précipitations samedi soir, selon l’agence indienne surveillant la qualité de l’air (Safar).

L’ambassade américaine à New Delhi enregistrait dimanche matin une concentration de particules fines PM2,5 de 810 microgrammes par mètre cube d’air. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

« La pollution a atteint des niveaux insupportables », a déploré dimanche sur Twitter le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal.

Vols déroutés
Nombre d’habitants se plaignaient de problèmes à la gorge et aux yeux. Beaucoup tentaient de se protéger avec des masques.

La visibilité était tellement mauvaise que les compagnies Air India et Vistara ont annoncé de nombreux retards sur les aéroports de la capitale, et ont détourné des vols sur les villes voisines.

Les autorités fédérales et locales se sont renvoyées la responsabilité de cette situation.

Un conflit entre États voisins
Dans un tweet la semaine dernière, Arvind Kejriwal a appelé les gouvernements des États voisins du Punjab et de Haryana à agir.

« Delhi est devenu une chambre à gaz à cause des brûlis dans les États voisins », a-t-il dit.

Le ministre fédéral de l’Environment Prakash Javadekar a accusé Arvind Kejriwal de politiser le problème et de faire des deux États voisins les bouc-émissaires de la crise.

Écoles fermées et circulation alternée
Les écoles de Delhi seront fermées jusque mardi tandis que la circulation alternée doit être mise en place du 4 au 15 novembre. Les véhicules ne pourront rouler qu’un jour sur deux selon que leur plaque d’immatriculation finit par un chiffre pair ou impair.

En 2017, la pollution de l’air a causé 1,2 million de décès prématurés en Inde, selon l’estimation d’une étude parue l’année dernière dans la revue scientifique The Lancet.

Un rapport de l’ONU avait affirmé l’an passé que 14 des villes les plus polluées au monde se trouvaient en Inde.

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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