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L’opposition Togolaise mobilise ses militants pour les prochaines élections législatives et régionales

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des grands partis politiques de l’opposition togolaise, a tenu dimanche 12 février un meeting à Lomé, rassemblement visant à mobiliser ses militants pour les élections législatives et régionales prévues cette année.

Aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue de ces élections, mais elles se tiendront cette année, avait affirmé le président togolais Faure Gnassingbé le 31 décembre.

Des centaines de militants de l’ANC se sont rassemblées sur une petite place publique à Agoè-Nyivé, localité située dans la banlieue-nord de la capitale.

«Nous devons nous réveiller»
«Je me réjouis, car le pouvoir en place nous a plusieurs fois empêchés de nous rassembler. Nous devons nous réveiller, car ce pays est mal gouverné», a critiqué Kuévi Ayélé, vêtue d’un tee-shirt orange, la couleur du parti. Les rassemblements de l’opposition sont rares, ses manifestations étant souvent interdites depuis mars 2020, après la découverte du premier cas de Covid-19 dans le pays.

«Je suis satisfait, car c’est un meeting de mobilisation pour les prochaines élections. Nous avons surtout invité nos militants à s’inscrire sur les listes électorales, pendant la période de recensement», a déclaré à l’AFP Jean Pierre Fabre, président de l’ANC et maire de la Commune Golfe 4 (l’une des 13 communes de Lomé). Les principaux partis de l’opposition avaient boycotté les élections législatives de décembre 2018, dénonçant des «irrégularités» dans leur préparation.

«Le mal absolu de notre pays, c’est l’impunité»
Par ailleurs, Jean Pierre Fabre a fortement dénoncé les irrégularités dans la gestion du fonds destiné à combattre l’épidémie de coronavirus au Togo, relevées dans un rapport de la Cour des comptes. «Le mal absolu de notre pays, c’est l’impunité.

Il faut que les Togolais luttent pour y mettre fin, sinon il n’y aura jamais de changement au Togo. Il y a beaucoup de problèmes dans ce rapport de la Cour des comptes, car nous sommes dans un pays où la commande publique obéit à des règles», a-t-il ajouté.

Dans un document de 86 pages publié le 1er février, la Cour des comptes souligne que sur 108 milliards de francs CFA (165 millions d’euros) dépensés en 2020, «certains paiements (…) ont porté sur des dépenses non prioritaires ou n’ayant pas de liens directs avec la mise en œuvre des mesures de riposte contre la Covid 19».

Il pointe aussi des transferts monétaires, mesure destinée à soutenir les plus pauvres, qui ont parfois bénéficié à des personnes qui n’étaient pas éligibles. Le rapport relève surtout une dépense de 13 millions d’euros passée pour l’achat de 31.500 tonnes de riz par le ministère du Commerce, sans aucune trace de commande.

Jeudi dernier, le gouvernement a rejeté les allégations de malversations, affirmant que les dépenses sont «conformes, régulières et sincères». Pour l’exécutif, la Cour «n’a pas établi de rapport de malversations ou de fraudes».

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