Afrique

Les chefs d’État du G5 Sahel tiennent un mini-sommet à Paris

– Pour se concerter sur des positions communes au sujet du financement des économies africaines.

En marge du sommet de Paris sur le financement des économies africaines, qui s’ouvre mardi dans la capitale française, les chefs d’Etat et de gouvernement du G5 Sahel ont tenu un mini-sommet lundi après-midi autour du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, doyen des chefs d’Etat de l’espace, a-t-on appris de source officielle à Ouagadougou.

Les questions de sécurité, de développement et de financement ont été au centre des échanges entre les chefs d’Etat et de gouvernement, indique un communiqué de la présidence du Burkina Faso.

Mohamed Bazoum, président du Niger, Mohamed Ould el-Gazouani, chef de l’Etat de la Mauritanie, Bah N’Daw, président de la transition malienne et Pahimi Padacké Albert, Premier Ministre du Tchad, ont saisi l’opportunité de cette rencontre pour se concerter sur des positions communes au sujet du financement des économies africaines, en cette période de crise sécuritaire au Sahel et de pandémie de la COVID-19, selon la même source.

« La rencontre que nous avons eue cet après-midi a été une occasion pour nous, de faire le point de la situation au Tchad. Nous avons pu constater aussi, que malgré les différentes opérations communes menées sur le terrain, nous n’avons pas encore véritablement réussi à donner une grande estocade au terrorisme dans notre sous-région », a déclaré Kaboré cité dans le communiqué.

Pour lui, il y a une nécessité de revisiter le mode opératoire du G5 Sahel, pour plus d’efficacité.

Confrontés à une dégradation, sans précédent, de la situation sécuritaire, cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Mauritanie, et Tchad) ont créé en 2014, un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération en matière de politiques de développement et de sécurité dénommé le G5 Sahel.

Ces pays se sont dotés également en 2017, d’une force conjointe qui rassemble 5 000 hommes et se compose de 8 bataillons, répartis sur trois « fuseaux » (Ouest, Centre et Est), correspondant à des bandes de 50 km de part et d’autres des frontières communes.

Dramane Traoré

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