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Le parquet financier de Paris demande un procès pour Vincent Bolloré pour des actes de corruption au Togo

Le parquet financier de Paris a récemment pris une décision majeure en demandant l’ouverture d’un procès pour Vincent Bolloré, l’influent homme d’affaires français, pour des accusations de corruption dans l’enquête sur l’attribution frauduleuse de la gestion des ports de Lomé au Togo et de Conakry en Guinée entre 2009 et 2011, a appris l’AFP de source proche du dossier ce vendredi 7 juillet 2024.. 

Les accusations portent principalement sur des faits de corruption d’agent public étranger et d’abus de confiance. Il est allégué que Vincent Bolloré, par l’intermédiaire de son groupe Bolloré, aurait versé des pots-de-vin pour obtenir des concessions portuaires avantageuses au port de Lomé, la capitale du Togo. Ces concessions auraient permis à ses entreprises de gérer le port avec des conditions particulièrement favorables.

Saisis depuis 2013, des juges financiers parisiens soupçonnent le groupe Bolloré, sa tête de proue Vincent Bolloré et deux autres hauts responsables d’avoir utilisé les activités de conseil politique de la filiale Euro RSCG (devenue Havas) pour décrocher frauduleusement la gestion du port de Lomé au moment de la campagne de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle 2010 au Togo. Sollicitée, la défense du milliardaire a indiqué qu’elle demandait le non-lieu.

En avril 2018, Vincent Bolloré avait été placé en garde à vue, une mesure qui a marqué le début d’une enquête approfondie sur ses activités dans la région. Les enquêteurs se sont penchés sur les conditions dans lesquelles son groupe avait remporté des contrats portuaires non seulement au Togo, mais aussi en Guinée.

La demande de procès par le parquet financier de Paris représente un tournant dans cette affaire, soulignant la volonté des autorités françaises de lutter contre la corruption internationale. Un procès pourrait avoir des répercussions importantes non seulement pour Vincent Bolloré et son groupe, mais aussi pour la manière dont les entreprises françaises opèrent à l’étranger, en particulier en Afrique.

Vincent Bolloré a toujours nié les accusations portées contre lui, affirmant que les contrats obtenus l’ont été de manière légale et transparente. Toutefois, cette affaire ternit son image et celle de son groupe, soulevant des questions sur les pratiques de gouvernance et d’éthique au sein des entreprises opérant sur des marchés sensibles.

Si Bolloré est jugé et reconnu coupable, cela pourrait encourager une plus grande vigilance et des réformes dans les pratiques commerciales internationales, en particulier dans les secteurs et les régions où la corruption est endémique.

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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