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Le Front Polisario affirme avoir mené de nouvelles «attaques» contre le Maroc

Les forces du Front Polisario ont mené jeudi 19 novembre des «attaques massives» contre le mur de défense marocain scindant sur 2700 km le Sahara Occidental, théâtre de vives tensions depuis près d’une semaine, a affirmé le ministère sahraoui de la Défense.

Le Polisario a fait état de «pilonnages» visant les secteurs d’Al Farcia, Amgala, Haouza, dans le nord du territoire et le secteur d’Oum Dreyga, dans le centre, selon un communiqué diffusé jeudi soir.

Ces attaques ont causé «d’importants dégâts matériels» au Maroc, a précisé le ministère sahraoui, sans autre détail. Ces affirmations n’ont pu être vérifiées de sources indépendantes.

La situation continue d’être très tendue au Sahara Occidental après l’annonce le 13 novembre d’une rupture du cessez-le-feu de 1991 par les indépendantistes sahraouis en riposte à une opération militaire marocaine dans une zone-tampon de l’extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier sur la seule route menant à la Mauritanie, au niveau du poste-frontière de Guerguerat.

Les Marocains ont mené mercredi des travaux de remblai dans cette zone, sur la seule route menant à la Mauritanie. Cet axe routier est essentiel pour le commerce vers l’Afrique de l’Ouest, notamment pour le transport de fruits et de légumes en provenance du Maroc.

La Jordanie va ouvrir un consulat à Laâyoune, au Sahara occidental 
La Jordanie va ouvrir un consulat à Laâyoune, au Sahara occidental, a annoncé jeudi 19 novembre un communiqué officiel publié à Rabat dans un contexte de tensions très fortes dans l’ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini.

C’est lors d’un entretien téléphonique avec le roi du Maroc Mohamed VI, qu’Abdallah II de Jordanie a fait cette annonce qui revient à reconnaitre la légitimité de la présence marocaine dans ce territoire que lui disputent depuis des décennies les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie.

Ce geste fort intervient alors que le Polisario a décrété «l’état de guerre» la semaine dernière, mettant fin à un cessez-le-feu vieux de 30 ans, en réaction à une opération militaire marocaine dans une zone-tampon de l’extrême sud pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis.

L’ONU s’efforce depuis de faire cesser les échanges réguliers de tirs qui opposent les deux camps le long du mur de sable de 2.700 km construit par le Maroc pour protéger la partie ouest qu’il considère comme sienne depuis le départ des colons espagnols. Un total de 16 pays ont déjà ouvert des représentations diplomatiques depuis fin 2019, à Laâyoune et à Dakhla, grand port de pêche situé plus au sud, au terme d’efforts intenses de la diplomatie marocaine.

Le Polisario considère l’ouverture de ces représentations diplomatiques comme une «violation du droit international et (une) atteinte au statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome». Lors de son appel, le roi Abdallah II a salué les «décisions prises (..) pour sécuriser la circulation des personnes et des biens dans la région d’El Guerguerat au Sahara marocain», à la frontière avec la Mauritanie, sur un axe routier crucial pour le commerce avec l’Afrique subsaharienne, selon le communiqué du cabinet royal.

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