Guinée

Dix éléments des forces de l’ordre blessés lors des manifestations à Conakry

– Un civil a été atteint par une « balle perdue » dans sa maison.

Plusieurs échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre ont été enregistrés, lundi, dans la capitale guinéenne Conakry, surtout « à Hamdallaye Pharmacie, Gnariwada, Koloma marché, Wanindara et Sonfonia rails », a rapporté, lundi, le journal en ligne « Guinéematin.com ».

Ces échauffourées interviennent à la suite de l’appel à manifestation lancé par les force vives, notamment le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dans la journée de lundi 5 septembre, qui marque le premier anniversaire de la prise du pouvoir par la junte militaire.

Le bilan provisoire de ces échauffourées dressé lundi soir par le ministère de la Sécurité et de la protection civile fait état de « dix blessés, dont quatre grièvement parmi lesquels sept gendarmes et trois policiers tous admis aux soins intensifs du service des santés des armées » à Conakry.

« Des véhicules des forces de l’ordre ont été endommagés par les manifestants » et un cougar ainsi qu’un talkiewalkie ont été « emportés par les manifestants », a déploré la police.

En marge de ces manifestations contre la junte, un citoyen a été atteint par « balle perdue » dans sa maison à Yimbaya et a été admis dans une clinique de la place.

« Au dire de son médecin traitant sa vie est hors de danger », a souligné le colonel Mory Kaba, chargé de la communication du ministère de la Sécurité et de la protection civile en Guinée.

« Plusieurs manifestants ont été interpellés pour troubles à l’ordre public » suite à ces manifestations qui avaient été interdites par la junte guinéenne.

Le Front national pour la défense de la Constitution à l’origine de ce nouvel appel à manifester, a déploré dans un communiqué, lundi, « des cas d’arrestations arbitraires, de nombreux blessés par balles et des actes de vandalisme de biens ».

Ce mouvement dissous par la junte il y a un mois, a dénoncé aussi des cas d’incursion dans des domiciles privés par des agents des forces de défense et de sécurité, ainsi que la confiscation de biens.

Pour rappel, le Colonel Mamadi Doumbouya a pris le pouvoir en Guinée-Conakry, le dimanche 5 septembre 2021 suite à un coup d’Etat contre le président Alpha Condé.

En mai dernier, le chef de la junte militaire à Conakry a annoncé avoir opté pour une durée de transition « de 39 mois » avant de rendre le pouvoir aux civils, défiant ainsi les partenaires régionaux de la Guinée, qui demandent un délai bien plus court.

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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