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Après la tempête politique, le Sénégal lève 450 milliards FCFA d’Eurobonds

En 2024, le Sénégal est devenu le quatrième pays d’Afrique subsaharienne à recourir au marché des Eurobonds après le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Kenya.

Après des moments d’incertitude dus aux troubles politiques des trois dernières années, le Sénégal regagne de nouveau la confiance des marchés financiers.

Le pays ouest-africain a levé avec succès, mardi 4 mai, un montant de 750 millions de dollars, soit près de 450 milliards de francs CFA, sur le marché des euro-obligations ou Eurobonds, selon la plateforme d’informations financières Bloomberg.

Le média précise que le Sénégal est devenu le quatrième pays d’Afrique subsaharienne, après le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Kenya, à recourir aux Eurobonds cette année. Ce nouvel endettement de 750 millions de dollars connaît une maturité de sept ans, soit jusqu’en 2031.

Bloomberg souligne qu’il a été acquis en deux tranches à un taux nominal de 7,75 %. Les 500 millions de dollars initiaux ont été vendus lundi et ont augmenté de 250 millions de dollars mardi. JPMorgan Chase & Co. était le gestionnaire principal des deux parties, selon les données exploitées par la plateforme, précisant que cette vente d’obligations montre que les investisseurs gagnent en confiance dans le nouveau gouvernement sénégalais.

Après une décennie de lutte farouche contre le régime de Macky Sall (2012-2024), le parti souverainiste Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) est arrivé au pouvoir en mars dernier après que 54,28% de la population électorale ont voté pour Bassirou Diomaye Faye, ancien secrétaire général du parti.

Ce dernier a fait de son mentor politique, le charismatique Ousmane Sonko, empêché de se présenter à la présidentielle, Premier ministre. Ils constituent depuis lors un tandem à la tête de l’Etat, entendant procéder à plusieurs ruptures dans la gestion des affaires publiques au cours des cinq prochaines années.

Ainsi les nouveaux dirigeants sénégalais se sont-ils engagés à mener une politique de reddition des comptes avant de mettre en œuvre une gouvernance qui repose sur la transparence et une meilleure utilisation des ressources de l’Etat. Cette stratégie semble plaire aux investisseurs puisque « l’indicateur mesurant le sentiment sur le Sénégal s’est modéré », note Bloomberg.

ODL/ac/APA

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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