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Le coronavirus se transmettrait aussi dans l’air, selon des chercheurs qui adressent une lettre ouverte à l’OMS

Dans une lettre ouverte à l’Organisation mondiale de la santé, à paraître prochainement et dont le New York Times se faisait l’écho, samedi 4 juillet, 239 scientifiques appellent l’OMS à revoir ses directives contre la propagation du virus responsable de la pandémie de Covid-19.

Et revoilà l’hypothèse d’une transmission du coronavirus dans l’air. Dans une lettre ouverte à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui sera publiée cette semaine dans une revue scientifique, 239 chercheurs, issus de 32 pays, remettent en cause la doctrine de l’agence onusienne sur la propagation des particules virales du Covid-19. Et appellent l’institution à revoir ses recommandations contre le virus, selon le New York Times.

Depuis le début de la crise sanitaire, l’OMS assure que le coronavirus circule principalement via de grosses gouttelettes respiratoires, expulsées lorsqu’une personne infectée éternue, qui retombent rapidement au sol. D’où ses recommandations sur le respect d’une distance d’un mètre et le lavage des mains après avoir touché des surfaces potentiellement contaminées.

La transmission dans l’air, une question en suspens
Quant à la transmission aérienne du virus, elle n’est envisageable qu’après certains gestes médicaux qui produisent des aérosols (particules suspendues dans l’air), comme des intubations, des bronchoscopies ou encore des réanimations cardio-pulmonaires, écrit l’OMS dans sa dernière note sur la prévention et le contrôle du risque d’infection pendant les soins, publiée le 29 juin. Le port d’un masque filtrant type FFP2 n’est donc recommandé que dans ces circonstances.

Cette distinction est remise en cause par plusieurs scientifiques – y compris des consultants de l’OMS – interrogés par le New York Times. Ces derniers affirment que la contamination est possible par inhalation de minuscules gouttelettes, émises lorsque l’on parle ou que l’on éternue, en suspension dans l’air et capables de traverser une pièce.

Cette hypothèse d’une transmission aérienne du coronavirus aurait de nombreuses implications sanitaires. Le port du masque deviendrait nécessaire à l’intérieur, y compris dans des environnements où la distanciation physique est possible. Les personnels médicaux auraient besoin de masques qui filtrent même les plus petites gouttelettes, quand ils soignent des patients atteints du Covid-19. Dans les établissements de santé, les maisons de retraite ou les écoles, il faudrait équiper les systèmes de ventilation (filtres puissants, lampes ultraviolettes pour éliminer les particules virales) afin de réduire la circulation de l’air contaminé.

Les particules virales « ne se baladent pas dans les rues »
D’autres experts interrogés par le New York Times tiennent cependant à nuancer le pouvoir infectieux de ces aérosols. « Nous avons cette notion (fausse, N.D.L.R.) que la transmission aérienne signifie que les gouttelettes sont suspendues dans les airs et peuvent vous infecter au bout de plusieurs heures, qu’elles se baladent dans les rues, se faufilent à travers les boîtes aux lettres et se retrouvent partout dans les maisons », ironise Bill Hanage, épidémiologiste à l’université de Harvard.

Les scientifiques s’accordent plutôt à dire que le risque de contagion existe surtout en cas de contacts rapprochés et prolongés, en particulier dans des milieux clos, mal ventilés et surpeuplés.

Digital Manager - Chef de projet chez Alixcom Dakar | E-mail: saliou@dakar-echo.com | +221 77 962 92 15

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