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Lee Hsien Loong, le premier ministre singapourien va quitter son poste après un mandat de 20 ans

Lee Hsien Loong va quitter son poste le 15 mai pour être remplacé par l’actuel vice-premier ministre Lawrence Wong.

Le premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, a annoncé lundi qu’il allait quitter son poste le 15 mai après un mandat de 20 ans pour être remplacé par l’actuel vice-premier ministre Lawrence Wong.

Économiste de 51 ans formé aux États-Unis, Wong sera seulement le deuxième non-membre de la famille Lee à diriger la riche cité-État.

«J’abandonnerai mon rôle de premier ministre le 15 mai 2024 et le vice-premier ministre Lawrence Wong prêtera serment en tant que prochain premier ministre le même jour», a déclaré Lee sur les réseaux sociaux.

«Je demande à tous les Singapouriens d’apporter leur soutien à Lawrence et à son équipe et de travailler avec eux pour créer un avenir meilleur pour Singapour», a ajouté le premier ministre.

Élections
Wong qui est également ministre des Finances, a été choisi comme successeur de Lee en 2022 parmi une nouvelle génération de députés du Parti d’action populaire (PAP) qui gouverne Singapour sans interruption depuis son indépendance en 1965. «J’accepte cette responsabilité avec humilité et un profond sens du devoir. Je m’engage à tout donner dans cette entreprise», a déclaré Wong sur les réseaux sociaux.

Wong a été crédité d’une gestion efficace de la crise de Covid-19 lorsqu’il a supervisé le groupe de travail du gouvernement sur la pandémie. La cité-État a été l’une des premières économies d’Asie à se remettre rapidement en selle lorsque la pandémie s’est atténuée en 2022.

En poste depuis 2004, Lee Hsien Loong est le fils de Lee Kuan Yew, qui fut le premier ministre de Singapour lorsque l’ancienne colonie britannique est devenue une nation souveraine après une union brève mais infructueuse avec la Malaisie. Des élections générales doivent avoir lieu d’ici novembre 2025, mais selon certaines sources elles pourraient se dérouler cette année.

Lors des dernières élections en 2020, l’opposition avait réalisé sa meilleure performance depuis l’indépendance, mais n’avait pas réussi de percée au Parlement puisque 83 des 93 sièges avaient été remportés par le PAP.

L’image du PAP a été récemment entachée par des scandales qui ont vu deux députés démissionner et un ministre inculpé devant un tribunal pour corruption.

Le Parti des travailleurs, principal parti d’opposition, a également souffert de scandales avec la démission de deux de ses membres et une accusation de faux témoignage visant son chef devant une commission parlementaire.

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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