Faits divers

Pour avoir dissimulé trois boulets d’héroïne dans son sexe, la Guinéenne risque 10 ans de travaux forcés

La ressortissante guinéenne Bineta Konaté, la quarantaine, a comparu hier à la barre de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar.

Elle répondait des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs et de trafic international de drogue. Le procureur a requis 10 ans de travaux forcés à son encontre.  L’affaire est mise en délibéré pour le 18 septembre prochain.

Attraite hier à la barre de la chambre criminelle du Tgi de Dakar, la Guinéenne Binetou Konaté encourt 10 ans de travaux forcés pour association de malfaiteurs et trafic international de drogue. Les faits remontent au 6 novembre 2016. Ce jour-là, les éléments de la section de recherches de la gendarmerie ont été informés par un appel anonyme qu’une dame transportait de la drogue dure. Après avoir réussi à mettre la main sur la dame en question, ils l’ont déféré au parquet où elle a été placée sous mandat de dépôt.

Hier, elle a expliqué qu’elle avait accepté un marché proposé par un jeune Nigérian consistant à transporter de la drogue dure, plus précisément 530 g d’héroïne moyennant 70.000 francs guinéens. « Big a mis trois boulets d’héroïne dans des préservatifs.

J’ai pris la drogue que j’ai dissimulée dans mon slip», prétend l’accusée en présentant ses excuses à la chambre criminelle.
Arrêtée à l’Aéroport, la ressortissante guinéenne a tenté d’échapper à la vigilance des gendarmes en mettant la drogue sous son slip.

Malheureusement, elle n’a pas pu échapper à la perspicacité des hommes en bleu. L’accusée a reconnu avoir enfoncé la drogue dans son sexe. « J’étais malade et après consultation à l’hôpital, je devais payer 800.000 francs pour des frais médicaux », a encore déclaré la dame qui dit avoir donc accepté la proposition du jeune Nigérian de transporter la drogue au Sénégal.

Ce, dit-elle, pour avoir de quoi payer ses soins médicaux. Dans son réquisitoire, le procureur a rappelé que l’accusée a avoué les faits qui lui sont reprochés.

Estimant que le crime de trafic international de drogue est établi, il a requis 10 ans de travaux forcés contre l’accusée. Quant à la défense, qui a sollicité la clémence des juges de la chambre criminelle, elle soutient que sa cliente voulait seulement avoir de quoi se soigner sans songer aux conséquences de son acte.

A titre principal, l’avocat a plaidé la requalification des faits en offre et session, et à titre subsidiaire, l’application bienveillante de la loi pénale. L’affaire est mise en délibéré pour le 18 septembre.

Mamadou SY

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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