Dakar-Echo

Gentle politicien

Gentle politicien

Dans ce doux pays, pour ne pas mourir bête et pauvre, il faut investir le terrain de la politique. C’est rassurant et c’est la voie royale pour vivre des jours heureux et sans souci financier.

Si vous excellez dans les mensonges, vous avez de fortes chances de vous faire un nom dans ce creuset de roublards. Tenez –vous bien que le politicien de Galsen ne croit en rien. Son dieu reste Mammon.

Aujourd’hui, le champ politique se trouve infecté par de vrais businessmen qui y sont pour faire des affaires. Ce sont tous ces gens qui se fichent d’idéologie et qui sont également dépourvus de convictions encore moins de dignité. Le mec qui se recrute dans cette faune, est beau gosse, toujours tiré à quatre épingles. Il aime les plaisirs de la vie et reste toujours vautré dans le luxe et la luxure.

Il n’a jamais lu un seul livre et se fiche royalement de la préciosité politique. Il aime la vie, la bonne chère et la chair.

Vous voulez un dessin ? On ne lui connaît aucune fonction, mais Il est habitué aux palaces, entre deux avions et toujours bien entouré de belles naïades qu’il change au gré de ses humeurs.

Il y a également ses flagorneurs qui sont accrochés à ses basques, leur jetant des liasses de billets de banque pour les chanteurs locaux qui lui dédient des chansons à sa gloire.

Il est politicien et jet setter. Chez nous, ça se dit de ces messieurs et dames qui trainent dans les soirées mondaines et faisant étalage de leur douteuse fortune.

Le « Gentle » politicien, sa renommée usurpée, il la tient de sa proximité avec le Chef. Ce qui lui donne tous les droits. Dans un pays comme le nôtre, se prévaloir de l’entourage du Chef, ça vous ouvre toutes les portes. Même les plus hermétiques.

Ça vous sert également de carte de visite partout où vous allez. Pourquoi pensez-vous à un certain monsieur qui traine des casseroles sur le foncier à travers une maladroite entreprise d’escroquerie ?

Quand le bienheureux nous invitait à ouvrir les yeux pour voir les réalisations du Chef, c’était pour capter notre attention afin de mieux dérouler son entreprise délictuelle.

« Xippil Xol Lifi Macky Def », disait –il. Et croyez- nous, il n’était pas le seul dans ce jeu d’enfumage.

Le palais était bourré de rats de son espèce et sont à tous les niveaux de l’Etat. Il est temps de les y extirper.

La rupture, c’est également virer tous ces directeurs généraux nommés par l’ancien régime. Et vite… Là, personne ne comprend plus cette lenteur du duo Diomaye- Sonko

KACCOOR BI – LE TEMOIN

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