Chronique

Crimes et châtiments

De la pluie, de la peine, de la joie et des larmes. Il y a eu de tout cela ce dernier week-end. La peine des sinistrés des eaux et la joie des cultivateurs qui prient pour que Dieu continue d’ouvrir les vannes du Ciel.

Chagrin aussi pour les malheureuses victimes d’inondations. Il est temps de mettre fin à ce business des inondations qui enrichit une caste de crapules.

Des centaines de milliards de francs ont été dépensés durant les douze dernières années pour prétendre mettre fin aux inondations mais, chaque année, les populations pataugent partout dans le pays si elles ne sont pas chassées de leurs maisons par les eaux.

Il faut que ceux qui ont géré le pays durant ces douze ans nous disent où ils ont mis l’argent de la lutte contre les inondations. Il faut aussi un grand courage politique pour libérer définitivement les zones non aedificandi où il est impossible de mettre fin aux inondations.

Pour ce qui concerne la ville de Kaolack, la zone rouge de ces catastrophes naturelles, c’est un système d’assainissement illusoire qui est à l’origine de la situation qu’aucun pouvoir n’a jamais pu régler et qui continue d’enrichir des bienheureux pour qui tout cela est pain béni.

Parmi ces gens qui auraient dû avoir la pudeur de se taire, certains ont retrouvé depuis quelque temps leur aplomb, jugeant avec dédain les 100 jours d’un pouvoir alors qu’ils ont mis douze ans à tout saccager avant de nous laisser un pays où tout est à reconstruire.

Quand de grands fossoyeurs de nos finances publiques reconnus comme tels ont le toupet d’émettre des critiques, c’est parce que ceux qui devraient leur ôter toute prétention à l’ouvrir tardent à leur couper la tête.

Cette lenteur, on la sent à travers la présence de gens de l’ancien régime qui continuent de plastronner au cœur de la République, narguant les citoyens pendant que d’autres sont recyclés.

Lenteur également dans la reddition des comptes. Quand quelqu’un sur qui pèsent de lourds soupçons de crimes financiers ose tirer la langue au nouveau pouvoir, cela signifie qu’il est en train de prendre de la bouteille.

Bouter tous ces voleurs épinglés par les corps de contrôle est une œuvre de salubrité publique au même titre que l’opération «Setal Suñum Rew».

Il est temps de les châtier à la mesure de leurs crimes. Attendre encore, c’est faire preuve de complaisance. Pour ne pas dire être complice de leurs crimes !

Jean Louis Verdier - Rédacteur en Chef Digital - Paris- Dubaï - Hong Kong dakarecho@gmail.com - Tél (+00) 33 6 17 86 36 34 + 852 6586 2047

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