Dakar-Echo

Xuly Bët : une mode libérée des convenances

Un quart de siècle que Xuly Bët enchante le vestiaire féminin : un excellent prétexte pour se replonger dans l’univers du styliste franco-malien.

Après des études d’architecture, Lamine Kouyaté se tourne vers la mode. Dès 1989, il lance sa propre marque Xuly Bët Funkin’ Fashion, soit en wolof « ouvre grand les yeux pour conjurer le mauvais sort mais surtout pour observer la diversité du monde », lui, qui a grandi entre plusieurs cultures.

Il frappe un grand coup avec son défilé tout en blanc de 1992 qui le fait connaître des professionnels de la mode et du grand public. La clé du succès de Xuly Bët ? Un savant mélange tiré du métissage des sociétés contemporaines.

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Le résultat : des imprimés graphiques et des textes, de la fausse fourrure et des plumes, des mailles et des matières issues du recyclage, le tout dans des couleurs vitaminées avec une touche africaine.

Révélation de la mode africaine des années 90, il reçoit en 1996 un trophée du meilleur jeune créateur de mode féminine. Dans la foulée, il ouvre à Paris une boutique Xuly Bët à l’espace Jeunes créateurs du Forum des Halles, qui disparaîtra malheureusement avec le réaménagement du quartier, et un an plus tard à New York.

En 2003, Xuly Bët est même l’invité d’honneur de la Fédération française de prêt-à-porter féminin et enchaîne les participations aux Fashion Week, de Paris à New York, en passant par Johannesburg.

Ces dernières années, il devenait plus rare sur les podiums, préférant peaufiner son site de e-commerce, jusqu’à son grand retour lors de la dernière Black Fashion Week de Paris.

Avec Le Point

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