Dakar-Echo

Vol en mains armées à Diack Sao: des gangsters rudoient l’ami modou-modou du lutteur Siteu

LUTTE-SITEUDeux agresseurs ont mis sous coupe réglée la population de Diack Sao située dans la banlieue dakaroise durant la nuit du vendredi 09 au samedi 10 janvier dernier aux environs de 21h.

Les malfaiteurs dont l’un était armé de couteau ont terrorisé et détroussé des habitants. Ils ont fait passer un sale quart d’heure à un émigré venu rendre visite au lutteur Siteu

Lorsque l’émigré Aliou C. a débarqué dans la localité, il a emprunté un chemin-raccourci pour aller rendre une visite de courtoisie à son idole de lutteur Siteu, domicilié à Diamaguene. Il arrive à un coin de la rue sombre et se fait intercepter par un édenté du nom d’A. Diallo.

Mais, avant qu’il ne réponde à l’interpellation, il est vite pris fortement au collet par le jeune Diallo qui abreuve d’insanités le «modou modou». Il resserre l’étreinte, secoue avec violence l’émigré et l’accuse d’agression physique contre un habitant de la zone.

Son compère – qui suit la scène – s’en mêle et commence à rouer de coups de poing Aliou. L’expatrié devine le coup fourré des malfrats, se rebiffe et décide de vendre chèrement sa peau. Il organise la riposte et commence à échanger des coups avec les gangsters.

Sachant avoir affaire à un dur à cuire, les agresseurs desserrent leur étau et relâchent leur proie récalcitrante. Ils dérobent la carte de clé de contact du véhicule de l’émigré et prennent la clef des champs.

La victime renonce à poursuivre ses détrousseurs et préfère aller rapporter sa mésaventure à son ami de lutteur Siteu. Les bandits continuent tout de même leur razzia et accrochent d’autres victimes à leur tableau de chasse, notamment, le chauffeur Bakhao S.

Des notables du quartier alertent par téléphone les éléments de la brigade de recherches du poste de police de Sicap Mbao – Diamagune qui se déportent aussitôt sur les lieux des agressions en série et réussissent à mettre la main sur les deux brigands.

Les victimes défilent dans les bureaux des enquêteurs policiers et relatent les faits. «Ils ont juste volé la carte de clé de contact de mon véhicule qui a été ramassé dans une poubelle le lendemain par des femmes. On m’a restitué ladite carte de clé de contact de ma voiture.

Je n’ai pas le temps de me constituer partie civile aux fins de les poursuivre en justice. Je dois retourner incessamment en Espagne », indique l’ami modoumodou du lutteur Siteu.

Quant au chauffeur Bakhao S, il affirme avoir été malmené et dépossédé de son téléphone portable par la bande d’agresseurs. A l’en croire, les malabars l’ont trouvé en train de téléphoner à l’angle d’une rue avant de s’acharner sur lui. «Ismaïla S. m’a insulté de mère et exigé de lui donner mon téléphone portable.

Du fait que je traînais les pieds, le nommé A. Diallo a brandi un couteau contre moi et a menacé de m’attaquer. On s’est affrontés dans la rue. Mais, personne n’osait s’approcher ou s’interposait entre nous à cause du couteau que détenait l’un des gangsters. Mon ami d’enfance Pape Nd. est intervenu pour me prêter main-forte. Mais, il a été blessé à la main lorsqu’il se tiraillait le couteau avec le malfrat. Mais, comme ils ne détenaient plus l’arme blanche, des jeunes du quartier les ont pris en chasse», dixit.

A. Diallo a reconnu les faits incriminés et affirme être au moment de l’agression avec son compère Ismaïla S. «C’est celui-ci qui a attaqué Bakhao avant de lui arracher son téléphone portable. Mais, celui-ci a riposté, et je l’ai attaqué à mon tour avec son couteau. Bakhao a pris un bâton pour me défendre.

Le nommé Pape Nd m’a surpris et saisi fortement la main. Et le couteau est tombé par terre. On s’est précipités pour ramasser le couteau. J’ai pris le manche de l’arme blanche, et le nommé Pape a saisi la manche. On s’est tiraillé le couteau. Il s’est blessé aux doigts. J’ai été dénoncé par mon compagnon. Les policiers m’ont trouvé chez moi et cueilli. Cependant, je n’ai pas participé à l’agression contre l’émigré », indique-t-il.

Condamné à 6 mois de prison ferme, Ismaïla S, a nié les allégations de son compère et accuse Diallo de l’inculper à tort. «Ce sont des balivernes. Je ne m’accompagne avec lui qui est plus âgé que moi.

On m’a interpellé pour un problème de clés et non pour agression physique», se défend-t-il. Ils ont été déférés, hier, au parquet par la police de Sicap Mbao-Diamaguene pour vol avec violences à mains armées commis la nuit en réunion.

Vieux Père Ndiaye

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
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