Dakar-Echo

Violences post-électorales au Kenya: 8 cadavres déposés à la morgue de Nairobi

Violences post-électorales au Kenya: 8 cadavres déposés à la morgue de Nairobi

Huit cadavres, dont sept tués par balle, ont été amenés à la morgue de Nairobi depuis vendredi soir en provenance des bidonvilles de la capitale en proie à des violences depuis l’annonce de la réélection du président Uhuru Kenyatta, a-t-on appris de source policière.

« Les corps en provenance (des bidonvilles) de Mathare, Kibera et Kawangware sont au nombre de 8 depuis la nuit dernière et ont tous été transportés à la morgue de la ville », a indiqué à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, un haut responsable policier. Le corps d’une enfant tuée samedi matin à Mathare devait être encore transporté à la morgue, a-t-il précisé.

L’opposition Kenyanne n’abdique pas.
L’opposition kényane a averti samedi qu’elle ne renoncerait pas à obtenir la proclamation de son candidat Raila Odinga comme vainqueur de la présidentielle, après l’annonce officielle vendredi de la réélection d’Uhuru Kenyatta qui a provoqué des émeutes dans des bastions de l’opposition.

« Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne renoncerons pas », a déclaré Johnson Muthama, un haut responsable de la coalition politique Nasa, lors d’une conférence de presse, décrivant la répression policière comme une tentative « de soumettre » l’opposition.

M. Muthama a par ailleurs assuré que la police avait tué de la sorte « plus de 100 Kényans innocents, dont dix enfants », sans toutefois apporter aucun élément de preuve.

Selon un décompte de l’AFP, la répression des émeutes ayant éclaté vendredi soir a fait au moins 11 morts, 9 dans les bidonvilles de Nairobi et 2 dans l’ouest du pays, près de Kisumu et à Siaya.

« Uhuru Kenyatta ne dispose d’aucun mandat pour être le président du Kenya », a poursuivi M. Muthama. L’opposition a multiplié ces derniers jours les accusations de fraude électorale, exigé que M. Odinga soit déclaré vainqueur, et exclu un recours en justice contre la réélection de M. Kenyatta.

« Nous communiquerons au moment approprié la manière dont nous mènerons notre action », a ajouté M. Muthama. « Pour l’instant, nous appelons nos partisans et les Kényans à rester à l’abri du danger ».

dakarecho@gmail.com'
Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 59 46 88 46

Articles similaires

Laisser un commentaire