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Violées, tuées, mariées très jeunes, non respect de la parité: la galère des femmes sénégalaises

Violées, tuées, mariées très jeunes, non respect de la parité: la galère des femmes sénégalaises

femmes-battues_1La présidente de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), qualifie de catastrophique la situation de la femme au Sénégal. Fatou Kiné Camara fonde sa déclaration sur la récurrence des viols et des meurtres, les mariages précoces, l’illégalité de l’avortement et le non respect de la parité dans les fonctions électives.

Catastrophique est le qualificatif qui sied le mieux à la situation des femmes au Sénégal. La remarque est de la présidente de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), Fatou Kiné Camara.

A son avis, le quotidien des femmes n’est guère enviable. La juriste fonde son argumentaire sur le fait que toutes les propositions faites par le parlementaire, Moustapha Diakhaté lors de la célébration de la journée mondiale des femmes en 2014, n’ont pas été réalisées.

Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar souhaitait notamment l’autorisation de l’interruption de grossesse en cas de viol, d’inceste ou de risque pour la santé de la mère, et la pénalisation du mariage précoce et forcé. Or au Sénégal actuellement, des femmes continuent d’être emprisonnées pour infanticide.

Viols et meurtres se vivent au quotidien. En plus de la récurrence de ces pratiques, la juriste juge que l’Etat ne fait aucun effort : pas de statistiques nationales pour mesurer l’ampleur dans les enquêtes réalisées par la direction de la Statistique, encore moins de prise en charge médicale des victimes de viols, ou de suivi psychologique.

La grogne de Fatou Kiné Camara ne se limite pas à ces faits. Ella pense aussi que l’on remet même en cause « les acquis qu’on avait avec la parité sur les instances électives. Il a fallu faire recours à la cour d’appel lors des élections locales de juin ».

Poursuivant sa dénonciation, elle ajoute qu’« il y a trop d’enfants mariées très jeunes, ce qui constitue la pire violation des droits humains ». D’autre part, indique-t-elle, « le Sénégal est l’un des pays au monde où il y a le plus fort taux de mortalité maternelle et ce sont les filles de 15 à 20 ans qui sont les plus touchées ».

Tous ces problèmes rencontrés par les femmes, l’amène à se demander « si vraiment au Sénégal, la vie des filles et des femmes compte ».

Fatou NDIAYE

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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