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Vers un circuit Sine-Saloum-Gambie-Casamance et Kédougou

Vers un circuit Sine-Saloum-Gambie-Casamance et Kédougou

Le lancement d’un circuit touristique allant du Sine-Saloum jusqu’à Kédougou, en pays Bassari, en passant par la Gambie et la Casamance et même jusqu’en Guinée Bissau, en gestation depuis 4 ans, devrait être effectif en 2018.

Les responsables du Gie « Goorgorlou » et du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum (Siptss) qui ont lancé le festival transfrontalier : Nuimy-Badya, en partenariat avec la commune de Toubacouta, ont pris la décision, lors du forum de la 10e édition du festival « Kom-Kom » de Ziguinchor, consacré à la promotion de la grappe : « Tourisme, Industries culturelles, artisanat et environnement », de rendre effectif le lancement du circuit Sine-Saloum-Gambie-Casamance et Kédougou.

Selon le président du Gie « Goorgorlou », Khalifa Dramé, les initiateurs veulent être en phase avec le président de la République, Macky Sall, qui a décidé de classer la Casamance, en zone touristique prioritaire. Il a la volonté, également, de faire venir 3.000.000 de touristes au Sénégal à partir de 2023. « Nous avons aussi mis en exergue les statistiques et prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) en faveur d’un tourisme à vocation culturelle », a expliqué Khalifa Dramé.

« Et, comme au Sénégal, l’ambition est de faire du secteur touristique une priorité en déclinant un programme qui va attirer, à l’horizon 2023, trois millions de touristes par an, l’analyse des perspectives offertes par le secteur du tourisme pour le Pib et pour la croissance mérite une mobilisation de tous les acteurs à la lumière de l’existence d’un riche patrimoine culturel, naturel, historique, colonial et infrastructurel», a ajouté M. Dramé .

Cheikh Sarr, Secrétaire général du Gie « Goorgorlou » affirme que son groupement veut soutenir la politique de l’État du Sénégal à travers une orientation stratégique du Festival « Koom-Koom » en faisant un focus sur le développement du tourisme en Casamance dont l’objectif est de créer des opportunités d’affaires pour les acteurs de la culture, des arts, de l’artisanat, de l’environnement.

« Nous voulons, à partir de 2023, que le projet puisse contribuer à attirer 300.000 touristes par an en Casamance pour des recettes de plus de 200 milliards de FCfa qui seront redistribuées entre les acteurs de la grappe Ticae, les populations, les collectivités locales et l’État. Cheikh Sarr estime que cette grappe devrait être un modèle pour l’ensemble des pays surtout ceux de l’Afrique de l’Ouest engagés dans le développement durable conformément aux directives de l’Uemoa pour un tourisme intra-africain et selon la volonté du ministère du Tourisme, précisément de l’Agence sénégalaise de promotion touristique de développer le tourisme intérieur.

300.000 touristes par an en Casamance
L’ambition des initiateurs de ce circuit éductours, selon M. Khalifa Dramé, est de faire également du secteur touristique, en plus d’un métier, une matière première pour la culture, les arts, l’artisanat, l’environnement. « Et c’est dans ce sens que nous avons décidé de travailler sur ces objectifs pour contribuer à développer le tourisme en Casamance et dans la sous-région », a-t-il expliqué.

Et ce circuit : Îles du Saloum, Gambie, Casamance, pays Bassari jusqu’en Guinée Bissau est, selon Elimane Baba Ndao, Secrétaire général du Syndicat d’initiative du Sine-Saloum, « la résultante d’un long processus d’intégration et toutes les facettes culturelles de nos terroirs devraient être revisitées car, comme vous le savez, la culture est l’un des meilleurs outils de promotion du tourisme dans les composantes du circuit avec les îles du Saloum comme destination d’avenir, la Gambie de paix, la Casamance déclarée zone touristique prioritaire et le pays Bassari, un patrimoine de l’Unesco comme le delta du Saloum qui présente des atouts et potentiels touristiques très attractifs que nous voulons vendre et bien vendre aux nouveaux marchés émetteurs du Canada, de l’Allemagne et de la France entre autres. Ce sera le circuit des merveilles culturelles, artistiques et environnementales ».

Pérenniser les festivals culturels
Dans cette perspective, plusieurs recommandations ont été faites lors du forum de Ziguinchor à travers la valorisation du patrimoine en Casamance et dans les autres zones pour en faire un élément d’attractivité culturelle et touristique et un facteur de création de richesses. La mise en place de galeries urbaines et de musées ruraux est aussi une préoccupation des acteurs.

Selon Cheikh Sarr, la restitution du patrimoine matériel et immatériel tout en valorisant les sites touristiques des terroirs va rendre plus efficace et accessible la politique sectorielle dans les domaines de la culture et du tourisme à travers la formation et le renforcement de capacités des acteurs des différents secteurs, l’encadrement et la coordination des promoteurs et organisateurs d’activités culturelles et touristiques par la mise en place d’activités performantes.

Par ailleurs, les acteurs recommandent la réhabilitation des vieilles bâtisses et bâtiments anciens des villes et villages surtout de la Casamance et l’aménagement d’espaces verts avec des périmètres de plantes médicinales.

Le lancement de prix dans les différents domaines avec comme noms les figures emblématiques des terroirs comme par exemple le Prix du Roi d’Oussouye pour la protection de l’environnement et la production de plusieurs œuvres d’art sur ces figures emblématiques pour une meilleure promotion ont aussi été suggérés.

Sur le circuit proprement dit, l’organisation de festivals sera mise en exergue dans les différentes zones touristiques.

Mouhamadou SAGNE

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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