Dakar-Echo

Vague de limogeages au sein de la gendarmerie burkinabè

Vague de limogeages au sein de la gendarmerie burkinabè

– Deux semaines après une attaque meurtrière contre un détachement de gendarmerie dans le Sahel

Le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a procédé, mardi, à une vague de limogeages au sein de la gendarmerie, deux semaines, après une attaque meurtrière contre le détachement de gendarmerie d’Inata dans le Sahel ayant fait 53 morts dont 49 gendarmes, a-t-on appris de source officielle. Il a, aussitôt, nommé dix nouveaux responsables à des postes de commandement de la gendarmerie nationale.

Dans un décret publié mardi, Kaboré a procédé à des nominations au sein des commandes de la gendarmerie nationale. Il avait relevé deux responsables militaires au lendemain de l’attaque d’Inata.

Ainsi le lieutenant-colonel Koagri Natama est nommé commandant de la première région de gendarmerie, alors que le lieutenant-colonel Jean Marie Combasseré dirige désormais la deuxième région de gendarmerie.

Quant à la troisième région de gendarmerie, elle est commandée désormais par le lieutenant-colonel Rakiswendé Lionid Diabri, tandis que le lieutenant-colonel Evrard Somda, dirige la légion spéciale de la gendarmerie nationale.

Des changements sont également intervenus aux commandements des écoles et centres de perfectionnement, du centre national de qualification des sous-officiers de gendarmerie et de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale et du groupement des transports aériens.

La situation sécuritaire burkinabè est marquée par des attaques terroristes depuis 2015.

Mardi, lors d’un point de presse, le ministre burkinabè de la Sécurité, Maxime Koné, a fait le bilan d’une opération militaire conjointe qui a réuni le Ghana, la Côte d’Ivoire le Togo et le Burkina Faso

Baptisée  » Goundalgou 4 Zone 2″, l’opération a mobilisé durant 5 jours, 5528 soldats, en fin novembre sur les frontières communes de ces 5 pays et a permis de détruire des bases de groupes armés terroristes.

Plus de 300 « suspects terroristes » ont été appréhendés, dont un certain nombre était recherché par les services de sécurité, a ajouté le ministre de la Sécurité.

Sur le territoire burkinabè, notamment dans le Sud-Ouest du pays, l’opération a permis de détruire 5 bases terroristes, et de saisir 7 véhicules et 14 motos. 41 personnes ont été interpellées, selon le ministre. « De notre côté, nous n’avons pas enregistré de perte en vie humaine », a précisé le ministre.

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