Dakar-Echo

Une élève d’Evry découvre le passé de son aïeul lors d’un concours sur les Poilus

Une élève d’Evry découvre le passé de son aïeul lors d’un concours sur les Poilus

Organisé par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), le concours consistait à recréer le carnet des soldats de la Première Guerre mondiale.

Il s’appelait Mamadou Touré, était originaire d’un petit village d’Afrique et ne savait probablement ni lire ni écrire. Pourtant, les manuscrits qui racontent l’histoire de ce tirailleur sénégalais ont traversé les décennies. Jusqu’à leur mise au jour par une classe de CM 1/CM2 de l’école François-Mauriac d’Evry, inscrite au concours de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) (lire par ailleurs). Plus surprenant encore, c’est à cette occasion qu’une élève a découvert qu’il s’agissait… de son arrière-grand-père.

« Grâce à votre travail, ces Poilus ne sont plus de simples noms sur un monument, ils sont devenus quelqu’un. » Pour mériter les éloges du directeur départemental de l’ONACVG, François Eschbach, les élèves des écoles François-Mauriac et du Mousseau d’Evry se sont plongés, au même titre que quinze autres établissements du département, dans le quotidien des soldats de la Grande Guerre.

Mais en se lançant dans l’aventure, la classe de CM 1/CM2 de Laurent Fitoussi était bien loin d’imaginer l’incroyable découverte qu’ils étaient sur le point de faire. « Beaucoup de mes élèves ont leurs racines en Afrique, explique le professeur. Je me suis dit qu’ils seraient sûrement intéressés par l’histoire des tirailleurs sénégalais. Et par chance, nous sommes tombés sur un membre de la famille de l’une de mes élèves. »

Kama, 11 ans, « très fière d’avoir fait cette découverte »
« Ça m’a surpris, je ne m’y attendais vraiment pas, lâche Kama, 11 ans, l’arrière-petite-fille de Mamadou Touré. J’en ai parlé à mon papa, qui à son tour en a parlé à mon grand-père. Et il se trouve que les dates et le village d’origine collent. Aujourd’hui, je suis très fière et surtout très contente d’avoir fait cette découverte. »

Grâce à leurs recherches, les élèves ont pu déterminer que l’aïeul de leur camarade a raconté son quotidien à un compagnon de tranchée qui, lui, a consigné les récits sur des feuilles de papier. « C’était une base de travail formidable, se réjouit le maître d’école. Cette découverte a donné une tout autre dimension au travail des élèves. » Remarqué par le jury, le travail des enfants a reçu le 1er prix départemental, les qualifiant ainsi pour le classement académique.

Un concours pour perpétuer le devoir de mémoire
Avec le concours « Petits artistes de la mémoire », c’est l’Histoire qui s’invite dans les classes des écoles. Organisé par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerres (ONACVG), l’événement s’adresse aux classes de CM1 et CM2.

« Les enfants commencent par identifier plusieurs noms de Poilus issus de leur commune, explique François Eschbach, directeur départemental de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Ensuite, avec l’aide de leur enseignant, ils sont invités à faire des recherches pour recréer son quotidien dans les tranchées. Toutes ces informations sont consignées dans un carnet, cela peut prendre la forme de textes ou de dessins. »

Cette année, une quinzaine de classes de l’Essonne a participé à l’opération. A l’issue des délibérations, le jury départemental a sélectionné le travail de la classe de Laurent Fitoussi, de l’école François-Mauriac à Evry, pour la finale académique. Qui sait, peut-être un premier pas vers les éloges nationaux…

Florian Garcia

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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