Dakar-Echo

Un espoir pour les séropositifs : cette découverte pour traquer le virus du sida

Un espoir pour les séropositifs : cette découverte pour traquer le virus du sida

Une équipe de chercheurs français a découvert un marqueur – une protéine – permettant de différencier chez un patient les cellules «dormantes» infectées par le VIH des cellules saines.

Le VIH, même caché, est désormais repérable ! C’est une étape majeure qui vient d’être franchie par une équipe de chercheurs français : la découverte d’un marqueur – une protéine – permettant de différencier chez un patient, les cellules «dormantes» infectées par le VIH des cellules saines. Cette découverte, fruit d’un travail commun entre les chercheurs du CNRS et de l’Université de Montpellier, rassemblés au sein de l’institut de génétique humaine, a été dévoilée ce mercredi dans la revue Nature.

«On va enfin pouvoir cibler le virus»

«Grâce à cette avancée, on va pouvoir imaginer de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de cibler et détruire les cellules infectées. C’est un petit rêve qui se concrétise et une nouvelle piste pour éliminer le virus puisqu’on va pouvoir – enfin – le cibler», résume Monsef Benkirane, directeur de l’institut de génétique humaine.

Depuis 1996, on sait que le VIH est un as du camouflage. Il se fait héberger au sein de cellules rÉservoirs – des lymphocytes T CD4 – où il dort. «Or la difficulté est qu’on ne parvenait pas à identifier ces cellules. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, car elles ne sont qu’au nombre de 1 à 5 sur 1 million», explique le chercheur. Cette impossibIlité à détecter ces cellules constituait aussi l’un des grands obstacles à une possibilité de guérison.

Car comment concevoir un traitement quand une partie de la population virale se cache dans les cellules en état de latence et échappe aux médicaments. Si les personnes séropositives doivent prendre des médicaments toute leur vie, c’est parce que ces traitements permettent seulement de contrôler la charge virale. «Ils rendent le virus indétectable mais si la personne l’arrête, il se réveille et redevient nocif», rappelle le scientifique.

Sur les traces de la protéine CD32a

Partant de l’hypothèse que le VIH devait forcément laisser sa signature quelque part sur ces fameuses cellules réservoirs, les équipes de l’institut de génétique humaine ont donc entrepris de retrouver sa trace. «On a découvert, en laboratoire, qu’une protéine en surface, la protéine CD32a, faisait office de marqueur.

Ensuite l’expérimentation clinique auprès de patients nous a donné raison». «On a ouvert une porte. Maintenant aux autres de s’en emparer et d’inventer la suite», lance, heureux, le scientifique. À l’avenir, on peut imaginer par exemple des techniques d’élimination du VIH par le biais d’anticorps comme dans certains cancers.

dakarecho@gmail.com'

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

Articles similaires

Laisser un commentaire