Dakar-Echo

Un code des partis en gestation pour mettre fin au multipartisme anarchique avec 238 partis politiques

electionsLes pouvoirs publics sénégalais réfléchissent à un projet de code des partis politiques dont l’ambition est d’instaurer un cadre juridique en adéquation avec la dynamique actuelle du champ politique sénégalais, a indiqué, jeudi à Mbour, Ibrahima Lô, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Ce texte devrait « incontestablement entraîner des bouleversements du cadre juridique des partis, puisque des ruptures profondes » sont attendues de cette initiative, en vue de  »dessiner, pour le phénomène partisan sénégalais, un cadre juridique en adéquation avec la dynamique politique du moment », a-t-il déclaré.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique intervenait au cours d’un atelier d’élaboration du nouveau cadre juridique des partis politiques.

Ibrahima Lô a appelé les acteurs concernés à faire preuve de générosité pour que les travaux de cette rencontre puissent déboucher sur « des résultats propices à la vitalité de la démocratie sénégalaise et à la sauvegarde du label démocratique de référence que constitue le Sénégal ».

« Le cadre juridique qui régit les partis politique est devenu obsolète au moment où le système partisan sénégalais a enregistré des mutations profondes qui ont occasionné la redéfinition des acteurs du champ politique et des comportements politiques », a-t-il fait valoir M. Lô, avant de relever que « la vitalité de la démocratie sénégalaise est largement tributaire de la dynamique » des formations politiques.

« Si le pluralisme politique a été unanimement salué en son temps », il ne manque pas aujourd’hui de susciter  »des inquiétudes » liées à la prolifération des partis politiques, à l’origine d’un  »multipartisme anarchique », a analysé le Directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Moustapha Thioune.

« Au lendemain de la seconde alternance politique, il y a eu plus de 200 partis politiques (actuellement ils sont 238), alors qu’à la veille de la première alternance, il n’y en avait que 42 », a souligné M. Thioune.

Pour les dernières élections locales du 29 juin dernier, plus de 27.000 listes de candidatures ont été déposées, ce qui fait que ces consultations comptent « parmi les plus onéreuses » de l’histoire politique du Sénégal.

 

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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