Dakar-Echo

Suivi des cas de corruption par l’OFNAC: 70 dossiers sur la table

NAFINGOMKEITA_ofnac70 dossiers relatifs à des affaires de corruption sont sur la table de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).

L’annonce est de la présidente de l’instance, Nafi Ngom Keita, qui présidait hier, lundi 15 décembre, l’ouverture d’un atelier sur le développement des meilleures pratiques d’investigation et de poursuite des crimes financiers, blanchiment d’argent et financement du terrorisme. Une rencontre organisée par l’ambassade des Etats Unis.

70 dossiers portant sur des affaires de corruption sont actuellement soumis à l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).

De l’avis de la présidente de l’Ofnac Nafi Ngom Keita, les enquêtes ont démarré mais, par respect des procédures judiciaires, l’identité des concernés ne saurait être dévoilée. Nafi Ngom Keita a indiqué que les affaires attraites à la barre de l’Ofnac concernent aussi bien le secteur public que privé. Il s’agit, selon elle, de délits de petite ou de grande corruption.

La présidente de l’Ofnac s’exprimait hier, lundi 15 décembre, à la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur le développement des meilleures pratiques d’investigation et de poursuite des crimes financiers, blanchiment d’argent et financement du terrorisme, organisé par l’ambassade des Etats Unis.

L’objectif des échanges était, selon Mike Lang, le conseiller juridique du département de la justice américaine, de nouer des partenariats, car la lutte contre la criminalité nécessite un partenariat solide aussi bien national qu’international, a-t-il fait remarquer.

La rencontre permettra aussi, a dit le diplomate américain, de sceller les bases d’une coopération dans les enquêtes et les poursuites des crimes financiers.

Au terme des 4 jours d’échange, il est aussi escompté de l’atelier une créativité qui permettrait de trouver de nouveaux moyens, de nouvelles lois et approches pour poursuivre les délits criminels.

Le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Waly Ndour, a dit espérer quant à lui qu’avec l’échange d’expériences, il peut résulter des avancées dans les procédures d’enquêtes, voire le recouvrement des avoirs. Qui plus est, cela pourrait même permettre la création d’un corps spécialisé afin de mieux traiter les dossiers relatifs aux crimes financiers.

Le renforcement des moyens de lutte du Sénégal contre les crimes financiers est nécessaire, a laissé entendre en dernière analyse le patron de la Centif, en accord avec la requête du Giaba dont le Sénégal est membre. Le dispositif de contrôle des crimes financiers du Sénégal sera examiné pour la deuxième fois en 2016 après celui de 2007.

Fatou NDIAYE 

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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