Dakar-Echo

Réponse du ministre à Amnesty: Le Sénégal n’est pas un marché où n’importe qui fait n’importe quoi…

Senegalese President and presidential caInterpellé sur le rapport d’Amnesty international, hier dimanche 1er mars, lors de la célébration de la Journée de la protection civile, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a estimé qu’aucun pays ne donne à ses citoyens la latitude d’organiser des marches à leur guise, n’importe comment et à n’importe quelle heure. Toutefois, précise-t-il, même si la marche est une activité qui doit être normée en fonction de l’environnement général de la cité ou du pays, au Sénégal, aucune manifestation ayant respecté les procédures n’a été interdite

La démocratie n’est pas synonyme d’une anarchie. Tout au moins c’est la réponse du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à Amnesty international qui, dans son dernier rapport a épinglé le Sénégal en ce qui concerne, entre autres, le non respect des libertés de manifestation de l’opposition, les bavures policières etc.

De l’avis d’Abdoulaye Daouda Diallo, «il n’y pas de pays où les marches sont programmées dépendant des humeurs de la population». Mieux, trouve-t-il, «la marche est une activité qui doit être normée dépendant de l’environnement général de la cité ou du pays».

Abdoulaye Daouda Diallo d’ajouter: «dans toutes les démocraties, si une marche est soumise à autorisation, elle ne subira que deux sorts, soit elle est autorisée ou interdite. Il n’y a au Sénégal aucune marche ayant respecté les procédures qui n’a pas été autorisée». Ainsi estime-t-il, «un pays ne peut pas être transformé en marché ou n’importe qui fait tout ce qu’il souhaite à n’importe quelle heure».

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, qui présidait hier, dimanche 1er mars, la Journée de la protection civile célébrée cette année dans la commune de Hann Bel-Air, juge qu’aucune marche ne peut être faite sans l’aval des autorités administratives. «Les marches sont soumises à autorisation, il appartient à ceux qui ont envie de marcher de faire la demande au niveau de l’autorité. Cette dernière appréciera en fonction de la sécurité du pays et de l’environnement de cette journée durant la quelle la marche doit avoir lieu. Et, sur cette base, il l’autorisera ou ne l’autorisera pas».

Réagissant toujours, sur le rapport d’Amnesty international, Abdoulaye Daouda Diallo, a estimé que des leçons seront tirées des bavures évoquées par les défenseurs des droits humains. Par ailleurs, il a magnifié le travail de ces forces de sécurité. Dans son rapport 2014, Amnesty international, a assimilé les interdictions de marches et les bavures des forces de sécurité comme des violations des droits humains au Sénégal.

Fatou NDIAYE

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
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