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Racisme ordinaire en Italie: le seul problème avec les Sénégalais c’est pendant le ramadan…

Racisme ordinaire en Italie: le seul problème avec les Sénégalais c’est pendant le ramadan…

« Ils ne boivent pas, ne fument pas… Le seul souci, c’est pendant le ramadan » : « Cash Investigation » dénonce le racisme ordinaire d’un patron du luxe

De grandes tanneries travaillant dans le luxe envoient leur cuir à sécher en Toscane dans une entreprise qui emploie des Sénégalais. « Ils veulent travailler, ne boivent et ne fument pas », selon le gérant qui se plaint de la période de ramadan… Extrait de « Luxe, les dessous chocs », une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre à 21 heures sur France 2.

C’est en Toscane, non loin de Florence, que sont regroupées les tanneries qui travaillent le cuir pour les maisons de luxe. Le magazine « Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati) s’est rendu à Santa Croce sull’Arno, où l’industrie du cuir génère un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros et emploie 7 500 salariés.

De nombreuses tanneries travaillant dans le secteur du luxe envoient leur cuir à des sous-traitants, comme Termoplak, qui fait appel à une nombreuse main-d’œuvre étrangère. Elle a pour spécialité le séchage des peaux. Les peaux pèsent entre 20 et 30 kilos et les ouvriers en portent des centaines chaque jour. La plupart des employés de cette entreprise italienne sont d’origine sénégalaise.

« Ce sont eux qui ont le plus faim »
Le gérant de cette société aime tout particulièrement les Sénégalais : « Ce sont eux qui ont le plus faim. Ils ont un caractère qui est compatible avec le nôtre. Leur religion est tranquille, ils veulent travailler, ne boivent et ne fument pas. Ils travaillent. Le seul souci qu’on a avec eux, c’est pendant le ramadan, parce qu’ils restent un mois sans manger, et parfois ils sont un peu… » précise Alfonso Guerra.

Leur baisse d’énergie serait peut-être plus due au fait qu’ils travaillent parfois dans un bâtiment affichant parfois 45°C. Dans le quartier du cuir de cette ville, des centaines de Sénégalais, petites mains du luxe qui travaillent dans des conditions très précaires. « Cash » l’a découvert au travers de documents qui lui ont été transmis dans une mallette…

Extrait de « Luxe, les dessous chocs », une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre à 21 heures sur France 2.

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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