Dakar-Echo

Quatre personnes, dont trois journalistes étrangers, portées disparues dans l’Est du Burkina Faso

Quatre personnes, dont trois journalistes étrangers, portées disparues dans l’Est du Burkina Faso

– Les trois journalistes, deux espagnols et un irlandais, font partie des personnes portées disparues, selon une source administrative locale.

Quatre personnes, dont un soldat burkinabè et trois journalistes étrangers, ont été portées disparues, lundi, suite à une attaque ayant visé une unité anti-braconnage sur l’axe Fada-Pama dans la province du Gourma, dans l’Est du Burkina Faso, a appris l’Agence Anadolu de sources médiatique et locale.

« Un soldat burkinabè et trois occidentaux sont portés disparus, après une attaque lundi, contre une unité mixte anti braconnage, ayant enregistré également trois blessés sur l’axe Fada-Pama(Est) », a indiqué l’Agence d’information du Burkina (AIB, officiel).

Contactée par l’Agence Anadolu, une source locale a déclaré sous couvert d’anonymat que les assaillants ont tendu une embuscade à l’équipe au sein de laquelle se trouvaient également des « journalistes européens ».

« Les trois journalistes, deux espagnols et un irlandais, font partie des personnes portées disparues, selon nos informations », a ajouté une source administrative qui précise que les assaillants ont également emporté un véhicule militaire, des motos et d’autres équipements.

Les trois journalistes étaient des formateurs exerçant pour une ONG de défense de l’environnement, souligne la même source précisant que parmi les blessés figuraient « deux autres expatriés ».

Les ratissages ont été engagés pour retrouver les disparus, selon une source sécuritaire burkinabè affirmant que les assaillants étaient arrivés à bord de deux véhicules en pleine journée selon les témoignages.

Des médias irlandais ont indiqué que le ministère irlandais des Affaires étrangères dit être informé de la situation et a établi des contact avec les autorités burkinabè afin de suivre de près la situation.

Mardi, à 7H00 (locale) l’attaque n’était pas encore revendiquée, et aucune déclaration émanant des autorités burkinabè ni des représentations diplomatiques espagnoles et irlandaises n’avaient été enregistrées.

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs régions, dont celle de l’Est. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés sont confrontés à une grave crise humanitaire.

Depuis le début des attaques terroristes plusieurs personnes dont des expatriés ont fait l’objet d’enlèvement et d’autres sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

La région de l’Est burkinabè frontalière avec le Niger, le Mali et le Bénin abrite une grande réserve faunique infestée par des groupes terroristes, qui tente également d’exploiter les sites miniers artisanaux et les ressources fauniques pour le financement de leurs activités, selon les autorités burkinabè.

Le 6 novembre 2019, un convoi de cars transportant les travailleurs d’une mine industrielle était tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés, tuant 38 personnes.

Début avril 2012, une attaque contre des unités mixtes de gendarmes et de Volontaires – des civils armés pour appuyer l’armée – a fait au moins neuf morts dont trois gendarmes, dans la même région.

Plusieurs provinces du pays, notamment dans les régions de l’est, du nord, du Sahel, de la boucle du Mouhoun, et du centre-est, où les attaques et les enlèvements sont réguliers, sont placées en état d’urgence, depuis 2019.

Dramane Traoré

Articles similaires

Laisser un commentaire