Dakar-Echo

PSE: l’Etat du Sénégal perd plus de 27 milliards par an

pseSelon nos confrères du journal Les Afriques, les fonds levés sur les grandes places financières dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) commencent à révéler ses secrets et tout concourt à la découverte d’un autre scandale financier du gouvernement de Macky Sall

En lisant l’article du journal Les Afriques qui cite, sur autorisation du ministre des finances, Amadou BA, 439 milliards de Fcfa ont été placés en écriture dans les livres de la BCEAO avec un taux d’intérêt rémunéré de 6% au consortium bancaire. Dessous d’un deal qui a déjà fait casquer à l’état plus de 12 milliards Fcfa.

L’argentier, Amadou Ba dans le trou de la serrure de la BCEAO.
Le journal de continuer qu’après le pompeux Road show sur les places financières occidentales pour lever des ressources destinées au financement des projets du Plan Sénégal Émergent, le ministre des finances, superviseur en chef et garant de l’opération, Amadou Ba tombe dans les travers de la real market de la finance en découvrant le montant annuel à payer aux conseils financiers.

Soit le ministre était mal informé, mal conseillé ou selon son logique de calcul, l’état via la signature de son argentier a pris l’option- sans mesurer l’ampleur du risque – de domicilier dans les livres de la BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) une partie des fonds levés dans le cadre du PSE.

439 milliards FCFA rémunérés à 6% l’an aux…banquiers internationaux
Soit une manne financière estimée à plus de 439 milliards de Fcfa à un taux rémunéré de 6% que perçoit le consortium bancaire retenu pour l’arrangement (Citigroup, Standard Chartered, Société Générale).

Au grand dam de bon nombre de banques commerciales qui tirent le diable par la queue sur la place dakaroise avec des résultats financiers plombés sur la période 2013 – 2014.

Dans son édition électronique datée du 14 juillet 2014, Les Afriques évoquait déjà l’empressement et l’impréparation du ministre sénégalais des Finances Amadou Bâ qui s’était attaché les services du cabinet -conseil international américain, Clearly Gotlieb Steen & Hamilton connu pour ne pas être des banquiers de coeur (sic).

Le choix de ce consortium, hors compétition, jusqu’au closing de l’enregistrement des offres techniques et financières, avait beaucoup inquiété et agacé plus d’un à l’époque déjà.

Après cette étape jalonnée d’interrogations, le ministre Amadou Ba a récidivé en filant cette fois ci le gros fromage au trio arrangeur (Citigroup, Standard Chartered, Société Générale) à qui l’état rémunère 6% de taux d’intérêt l’année.

En clair, sur la base du placement des 439 milliards fcfa dans les livres de la BCEAO depuis août 2014, l’état a payé au créditeur consortium bancaire retenu la bagatelle de 13 milliards fcfa. Sans ne rien faire ! Un énorme gâchis et manque à gagner pour l’économie nationale.

Pendant ce temps, la BCEAO se frotte bien les mains en gardant dans ses livres cette importante manne et laisse jouer la musique du deal à l’argentier qui met l’état dans une situation inconfortable de casser la tirelire.

« L’état va faire gagner inutilement près de 27 milliards fcfa l’année au consortium créditeur. Alors que cet argent pouvait servir à irriguer au moins le système financier et bancaire local pour booster le niveau des consommateurs à la recherche de crédits dans les banques commerciales  » commente un analyste financier.

Quels sont les dessous du deal ?
Nos confrères de se poser la question à savoir pourquoi le ministre des finances tient-il à faire un monstre dans le dos de l’état au détriment des objectifs assignés au PSE ?

Les banques commerciales de petite taille sous tension de trésorerie de liquidités – ont véritablement besoin de cet argent dans les livres de la BCEAO pour faire tourner l’économie.

Selon le rapport 2013 de la BCEAO, dont nos confrères du journal Les Afriques détient une copie la position structurelle de liquidité des banques s’est progressivement amenuisée au cours de l’année 2013, en raison essentiellement de l’incidence négative des facteurs autonomes, notamment le solde négatif des opérations avec les États ainsi que celui des transferts vers l’extérieur.

La trésorerie propre des banques s’est avérée insuffisante pour satisfaire aux obligations de constitution des réserves obligatoires, entraînant ainsi une augmentation des besoins de liquidités ».

Pour terminer, nos confrères de dire que le Président Macky SALL mis au courant de ce deal sur le dos du goorgorlu sénégalais s’apprêterait à jouer sa partition en revoyant le dispositif.

Si ce n’est pas un enième scandale, cela en a tout l’air

Avec Les Afriques

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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