Dakar-Echo

Promulgation de la loi cadre: le SAES se radicalise

saes_ababacarLe syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) entend durcir le ton pour dire non à la promulgation de la loi cadre relative à la gouvernance universitaire adoptée par le parlement, le 26 décembre 2013.

A la suite d’un débrayage observé par leurs militants dans toutes les universités publiques, les camarades de Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général du SAES, comptent se radicaliser si rien ne bouge après l’expiration de leur préavis de grève prévu le 16 février.

Toujours en ordre de bataille pour montrer sa totale désapprobation de la loi cadre relative à la gouvernance universitaire, le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur continue de poursuivre son combat.

Le débrayage observé hier, mercredi 28 janvier, dans toutes les universités publiques par les militants du SAES est une goutte d’eau dans la mer d’un plan d’actions qui se dessine de plus en plus face à l’inertie des autorités en charge de l’Enseignement supérieur.

Si le ministre de tutelle Mary Teuw Niane ne procède pas à la révision de la loi n°18-2014, Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général du SAES, et ses amis entendent se radicaliser à l’expiration de leur préavis de grève qui prend fin le 16 février.

C’est d’ailleurs à cet effet que le bureau national élargi du SAES tiendra une rencontre le samedi 14 février prochain à Saint Louis pour examiner la suite à donner aux différents plans d’actions déroulés jusqu’ici. A cela s’ajoute la cérémonie d’incinération de la loi cadre dans les 5 universités du Sénégal, le 02 février.

«Nous avons prévu une tournée au niveau des sections, à Thiès, Bambey et Ziguinchor et à la coordination de Saint Louis. La grève devient légitime si le préavis expire sans dialogue sur la loi cadre», a fait savoir le chargé des revendications du SAES.

Moustapha Sall poursuit : «Nous allons entrer dans un bras de fer avec une radicalisation avec un mandat clair. Les anciens du Saes nous ont rejoints pour la survie des universités».

En attendant d’y voir plus clair, les actions des syndicats d’enseignants portent leurs fruits. En atteste le mouvement de débrayage observé où la quasi-totalité des facultés de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) était presque vide.

Le SAES, section UCAD, a fait le point à l’occasion d’une assemblée de campus hier pour examiner les résultats escomptés de leur appel au boycott des cours à partir de 9 heures.

Le syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES), section Enseignement supérieur et Recherche, n’est pas en reste dans ce combat.

Il invite le gouvernement à prendre toute initiative utile afin de sauvegarder la définition d’un instrument de gouvernance garantissant l’autonomie des universités dans un cadre concerté.

Exigeant le retrait sans délai de la loi, le SUDES/ESR souligne que la loi porte atteinte à l’autonomie de définition et de gestion des curriculaem et des standards académiques des universités.

Ibrahima Baldé

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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