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Poursuivi pour viol sur mineur suivi de grossesse et pédophilie, IKenna Nnamani risque 2 ans de prison

Poursuivi pour viol sur mineur suivi de grossesse et pédophilie, IKenna Nnamani risque 2 ans de prison

Sur ses 45 piges, Ikenna Nnamani tient un commerce. Hier, loin de sa boutique, il a comparu à l’audience des flagrants délits du tribunal de grande instance de Dakar.

Il répondait des faits de viol et de pédophile sur A.S âgée de 14 ans. Le parquet a requis deux ans de prison ferme. L’affaire est mise en délibéré pour le 08 avril prochain.

Le prévenu Ikenna Nnamani a comparu à la barre des flagrants délits du Tgi de Dakar où il était poursuivi pour viol et pédophilie sur une gamine âgée de 14 ans. Sa présence à la barre résulte de la plainte déposée par le père de la victime au commissariat des Parcelles Assainies suite à la grossesse de la mineure au courant de l’année 2018.

Le prévenu a reconnu les rapports sexuels entretenus avec la fille tout en niant les faits de viol qui lui sont reprochés. D’après le père de la victime, l’état de grossesse de sa fille a été constaté lors du séjour de la fillette à Sédhiou chez sa grand- mère pendant la Tabaski de l’année dernière. Informé que sa fille avait été engrossée, celle- ci, qui est élève dans une école franco-arabe, a désigné le prévenu qui avait déjà pris la fuite, comme étant l’auteur à la suite d’un viol.

Arrêté et interrogé par les hommes du commissaire Diao des Parcelles assainies, l’accusé a reconnu avoir engrossé la fille. « Je prenais mon bain, il m’a surpris dans les toilettes avant d’abuser de moi tout en me menaçant de mort », a expliqué la fille.

A la barre, le prévenu a reconnu avoir entretenu trois fois des rapports sexuels avec l’élève tout en prétendant que c’était avec son consentement. Selon le père de la partie civile, sa fille a accouché il y a trois mois. Aussi, il ne demande que la responsabilité de l’accusé pour prendre en charge son petit-fils.

Dans son réquisitoire, le ministère public a soutenu que le prévenu fréquentait le domicile de la victime qu’il retrouvait dans les toilettes tout en la menaçant de représailles si elle en pipait mot à qui que ce soit.

Pour le ministère public, si le rapport sexuel est constant, la question qui se pose, même si la partie civile est mineure, c’est celle de savoir si elle est capable de discernement et pouvait manifester son refus en informant ses parents. Ne pouvant pas répondre avec certitude, le maître des poursuites a demandé que le prévenu soit relaxé au bénéfice du doute pour le fait de viol.

Cependant, estime-t-il, concernant la pédophile, les faits sont clairs. Il est constant que le rapport sexuel a eu lieu puisque la fille a accouché. Pour la répression, le substitut du procureur a requis 2 ans de prison ferme pour pédophilie. Quant à la défense, elle soutient qu’il faut que l’âge de la victime soit établi par un extrait de naissance. « En l’absence de ce justificatif, on ne peut parler de pédophilie », déclare Me Barro.

A titre principal, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe pure et simple de son client des délits pour lesquels il est poursuivi. A titre subsidiaire, la robe noire a sollicité la compréhension et la clémence du juge qui a le pouvoir d’appréciation. « L’enfant a besoin de sa mère et son père puisque le prévenu a émis le souhait d’épouser la fille. On ne doit pas condamner mon client à deux ans de prison même si on le déclare coupable du délit de détournement de mineure », a plaidé l’avocat.

L’affaire est mise en délibéré et le verdict sera rendu le 08 avril prochain.

M. S.

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