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Paris-Dakar à vélo : le nouveau défi fou de Stéven Le Hyaric pour alerter sur le réchauffement climatique

Paris-Dakar à vélo : le nouveau défi fou de Stéven Le Hyaric pour alerter sur le réchauffement climatique

Après avoir traversé l’an dernier l’Himalaya népalais à VTT, l’aventurier parisien s’élance vendredi du Trocadéro pour le Sénégal avec l’objectif d’alerter sur le réchauffement climatique.

« L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle ». Stéven Le Hyaric (32 ans) met souvent en avant cette citation de Saint-Exupéry pour expliquer sa démarche.

« La compétition de haut niveau m’avait abîmé, j’ai eu besoin de donner un sens à ma vie et d’éveiller les consciences », explique cet ancien très bon coureur cycliste amateur (Aubervilliers, Villeneuve-Saint-Germain et Nogent-sur-Oise).

L’ancien coéquipier d’Arnaud Démare dans l’Oise s’élance vendredi matin du Trocadéro pour un Paris-Dakar à vélo sans assistance mais accompagné d’un cameraman.

Avec l’objectif d’établir un nouveau record du monde : parcourir 5 300 km en 16 étapes. C’est son 3e projet d’envergure. À l’été 2017, l’ex-chargé de communication de la Fédération Française de Triathlon qui a tout lâché pour « aller au bout de ses rêves » avait rallié Brest à Bonifacio (Corse du sud) à vélo. Un périple de 2 000 km sans assistance pour promouvoir la « bonne entente entre cyclistes et automobilistes après plusieurs accidents dont avaient été victimes [ses] proches ».

« On est en train de faire exploser la planète, si on ne fait rien, on court à la catastrophe dans 30 ou 40 ans »
L’an dernier, il avait réussi un défi encore plus fou : la traversée de l’Himalaya népalais à VTT, soit 2 000 km dont 90 000 m de dénivelé positif en 51 jours. « C’est dans l’avion du retour que cette idée de Paris-Dakar a germé, explique l’ex-gamin de la Courneuve (Seine-Saint-Denis).

À chaque fois que je reviens d’un projet, forcément il y a un petit vide qui s’installe et pour ne pas déprimer, j’ai besoin de me lancer dans un autre défi. Lors de « Rêves d’Himalaya », j’ai vraiment beaucoup souffert donc je ne voulais pas retourner tout de suite en montagne. J’ai réfléchi et je me suis dit : aujourd’hui, qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le climat ? »

Steven Le Hyaric, qui avoue « s’être beaucoup endetté » même suivi par quelques partenaires, veut « alerter sur la réalité climatique ». « Je veux mettre le climat et le désert au centre de mon projet d’aventurier, ajoute-t-il. En tant qu’explorateur, on est directement confronté au réchauffement climatique et notre mission est de faire réagir. On est en train de faire exploser la planète, si on ne fait rien, on court à la catastrophe dans 30 ou 40 ans. Dans mes aventures, il y a toujours un record sportif mais aussi de la transmission pour y mettre du sens. J’ai envie de faire bouger les choses, donner de l’espoir et contribuer à changer des vies. »

Traverser 6 déserts sur 6 continents en 6 mois, son prochain projet
Avec son bike-pack de 8 kg, adapté à la fois à rouler sur la route et les chemins, il a prévu de longues étapes de 250 à 500 km. Dans sa préparation à peine entamée par une fracture de l’omoplate droit fin janvier due à une lourde chute à VTT, il a disputé plusieurs « ultratrails » dont le BikingMan d’Oman fin février. « A Oman, j’ai parcouru 1 000 km en 60 heures.

Le vélo de Stéven pèse 8 kilos, auxquels s’ajoutent les 2 kilos d’alimentation et 3 kg d’équipement et d’habillement. Pour rejoindre Dakar, Stéven va passer par Tours, Angoulême, Bordeaux, Bayonne, Madrid, Gibraltar, puis par le Maroc et enfin la Mauritanie.

Ce Paris Dakar en vélo fait aussi partie de son entrainement avant son grand défi. Cela fait dix mois que le sportif se prépare. Son aventure pourra être suivie en live Streaming grâce à sa chaîne de diffusion 24h/24h créée sur Seize.TV.

J’avais besoin d’une vraie acclimatation. Je sais que ça va être très dur, je vais rouler plus de 12 heures par jour sous 35 ou 40 C° en Afrique mais c’est ça l’aventure… Je veux donner le meilleur de moi-même, me prouver des choses, en m’exposant aux difficultés du terrain, des éléments et de la distance. Tout en proposant de belles images pour qu’elles soient visibles par le plus grand nombre à mon retour. »

Ce #DakaRecord va aussi lui servir « d’introduction » à son prochain défi déjà intitulé « 666 project ». « L’idée est de parcourir les six déserts les plus hostiles de la planète sur six continents différents et en six mois », conclut Steven Le Hyaric pas vraiment près de s’arrêter.

Le lien pour suivre Stéven Le Hyaric: 

Dakarecho avec LAURENT PRUNETA

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