Dakar-Echo

Ndeup national

Ndeup national

A lire nos tabloïds, on a l’impression que c’est maintenant seulement que la folie a commencé à s’emparer de ce pays. Quand le psychologue serigne Mor Mbaye appelait à un « ndeup » national ou que l’irrévérencieux hebdomadaire « Le témoin », devenu quotidien, relatait des faits les plus sordides dans nos foyers, y en a qui doutaient de la véracité de nos informations.

Pendant donc que le clinicien appelait à un lavage des cerveaux et que notre hebdo fouillait sous les draps et les couettes, beaucoup de nos confrères étaient en culottes courtes.

Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Diouf était encore au pouvoir, pendant que me Wade guerroyait pour s’emparer de son fauteuil qu’il a réussi à conquérir avant d’être défait à son tour par un mackysard.

La place est occupée aujourd’hui par un jeune né après les indépendances. Plus de trente ans donc que ce pays nage dans la déliquescence mentale et aussi financière. On a tendance à tirer sur les maitres de nos daaras, souvent accusés de toutes les vilenies.

On porte des œillères, refusant de voir que le mal est partout. A commencer dans nos foyers où nos enfants sont souvent laissés tout seuls à longueur de journée devant les téléviseurs à suivre nos chaînes si insipides et corrosives.

Des mômes qui grandissent vite et se retrouvent brusquement dans un monde d’adultes. Lesquels les considèrent comme tels. D’où la récurrence des viols, actes de pédophilie ou de pédérastie.

Hélas, plutôt que de guérir le mal par la racine, on l’a pendant longtemps laissé pourrir avec des réponses judiciaires souvent portées par des enragées. Les abus sexuels sur des mineurs au centre de football « Dakar Sacré Cœur» renseignent sur le mal qui est partout.

Et souvent, l’appât du gain facile ou un désir effréné de réussite facilite ces abus. Ce fameux « tekki » en est la cause. Le «ndeup » que le clinicien appelle de toutes ses forces est donc un impératif.

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