Dakar-Echo

Migration et Développement : 500 entreprises créées par les Sénégalais de l’Extérieur, ces dix dernières années

manif_senegalFavoriser l’intégration des enjeux migratoires dans les stratégies de développement territorial. Tel est l’objet de l’étude sur « la dimension locale de la dialectique migration et développement : le cas France-Sénégal » menée par le groupe de recherche pour le développement rurale, en partenariat avec l’IFAN.

Les conclusions de l’étude sur « la dimension locale de la dialectique migration et développement : le cas France-Sénégal » ont été présentées hier lors d’un atelier. Commanditée en six mois (mars-août 2014) par l’Agence française de développement (AFD) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD), elle met en exergue l’intérêt d’une approche territoriale des interactions entre migration et développement ainsi qu’une démarche fondée sur le dialogue, la concertation entre les acteurs locaux et les migrants.

Selon le coordonnateur du PAISD, Papa Birama Thiam, cette étude sur la dialectique migration et développement vise à voir comment amener les associations de migrants à se réconcilier avec les autorités locales pour qu’ils puissent travailler en synergie dans le cadre de projets qui dépassent juste leur territoire ou leur localité d’origine et qui peuvent s’intégrer dans un ensemble beaucoup plus globale.

A l’en croire, dans certaines localités du Sénégal, précisément sur le long du fleuve Sénégal, beaucoup de projets ont été réalisés par les ressortissants sénégalais vivant en France.

D’après le coordonateur du Paisd, en matière de création d’entreprises, pas moins de 500 entreprises ont été créées par les ressortissants sénégalais au cours des dix dernières années. « Le montant global des investissements dépasse les six milliards de FCfa sur fonds propres.

Ces entreprises ont pu également générer 2.000 emplois directs », précise-t-il. Sans compter les réalisations d’infrastructures par des associations de migrants en France. « Pour un montant de près de 19 milliards de FCfa, dont quatre milliards mobilisés par les Sénégalais en France, nous avons pu financer 114 projets de développement allant de la construction d’une dizaine de lycées entre Kidira et la région de Matam, aux postes de santé à Louga, écoles primaires, collèges et centres de formation professionnelle », informe M. Thiam

Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution de l’étude, le secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur, Souleymane Jules Diop, indique que la dialectique migration et développement permet de penser les territoires d’accueil et d’origine en interaction les uns avec les autres et d’appréhender les migrations comme étant des vecteurs de lien, de coopération et de co-développement au niveau local.

En croire M. Diop, ils sont en train d’encourager une dynamique nouvelle pour ainsi transformer les Sénégalais de la diaspora en acteurs de la coopération décentralisée. De même, il informe que l’Etat du Sénégal a pris des initiatives hardies pour améliorer la vie des Sénégalais vivant à l’extérieur pour en faire de véritables acteurs de développement.

Parmi ces instruments, figurent le Fonds d’investissement des Sénégalais de l’extérieur qui finance des projets à l’intérieur comme à l’extérieur. Aussi, est-il prévu de recenser tous les Sénégalais de la diaspora pour la confection de cartes consulaires biométriques afin d’éviter d’éventuelles falsifications.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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