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Michèle Muse, de l’humanitaire et un cœur grand comme l’Afrique

Michèle Muse, de l’humanitaire et un cœur grand comme l’Afrique

Si vous n’avez pas eu Michèle Muse en directrice à l’école Léo-Lagrange, vous l’avez peut-être vue présenter son exposition, qui s’est achevée samedi, à la médiathèque L’Albatros. L’occasion pour cette femme de cœur de nous parler de son aventure, au détour des contrées sénégalaises. Rencontre.

Ses tout premiers pas en Afrique sont mémorables. Cela fait dix-sept ans, pourtant, que Michèle Muse a posé ses valises au Sénégal. Les yeux brillants, elle se souvient. « Il y avait beaucoup de monde dans très peu d’espace, de la saleté, de la poussière, des chèvres dans la rue ! L’atmosphère était grise, puis j’ai vu les femmes le long de la route. Elles étaient très belles, avec leurs boubous de toutes les couleurs… C’était magnifique. »

Assise au milieu son exposition à l’Albatros, Michèle Muse, 74 ans, raconte son arrivée dans ce pays dont elle ignore tout, pour aider la population à se scolariser, s’instruire. Le rôle de sa vie, puisqu’elle a été directrice de l’école maternelle Léo-Lagrange, pendant plus de trente ans et été membre d’associations, comme le Secours populaire ou les Blouses roses.

« J’ai commencé ma carrière en 1963, et nous avions plus de matériel qu’au Sénégal en 2000. »

Une vie pour les autres, qu’elle a décidé de prolonger après son départ à la retraite, en 1999. Au-delà des frontières. « Je me suis inscrite à l’association Gref, une ONG qui travaille en Afrique. » Arrivée au Sénégal, elle découvre une vie rudimentaire, dématerialisée, à la simplicité troublante.

« Le premier village dans lequel j’étais assistante pédagogique était Podor, près de la Mauritanie. Nous vivions dans une maisonnette sans cuisine, avec un matelas posé sur un socle de bois. » Dans l’école, pas de fenêtre, des enfants par centaines, serrés sur des bancs. De vieux tableaux verts, quelques ardoises pour les élèves, pas de livre. « J’ai commencé ma carrière en 1963, et nous avions plus de matériel qu’au Sénégal en 2000. »

Projet de maraîchage pour les femmes
Puis, Michèle Muse multiplie les missions. Elle découvre le pays, ses traditions, ses coutumes, « tout ce qu’on peut faire avec rien ». Elle atterrit à Ndiaganiao, le village qui sera celui de son cœur. En 2007, le ministère des Affaires étrangères supprime les subventions de l’association Gref, mais elle continue. Elle aide les écoles, oui, mais elle investit son temps et son énergie dans un projet de maraîchage, qu’elle accomplit grâce à un ancien élève, retrouvé là-bas, Jean-Gabriel.

Celui-ci dirige une entreprise et s’est également épris du village. Il crée la fondation Help me. « Nous avons fait installer des panneaux solaires par des ingénieurs sénégalais, un château et des réservoirs d’eau. Il y a désormais 50 parcelles, pour 50 femmes, sur un hectare. Elles gardent ce dont elles ont besoin et commercialisent le reste. Ça leur permet d’avoir des ressources. »

Avec lavoixdunord.fr

dakarecho@gmail.com'
Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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