Dakar-Echo

Malick Noël Seck et le commissaire Keïta organisent leur contre sommet de la francophonie

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Les autorités sont-elles décidées à barrer la route aux organisateurs du contre-sommet de la Francophonie ? Ça en a tout l’air. Face à la presse hier à la place de l’Obélisque, le commissaire Cheikhna Cheikh Keïta a exposé les blocages qui risquent de plomber le bon déroulement du contre sommet.

Malick Noël Seck et ses camarades étaient décidés à exprimer leur désaccord face au sommet de la Francophonie qui s’ouvre ce samedi à Dakar par la tenue d’un contre-sommet avec des symposiums, des fora, des marches de protestation…

Ce contre-sommet risque finalement de ne plus avoir lieu si l’on se fie aux déclarations du Commissaire Cheikhna Cheikh Keïta. Ce dernier qui assure les fonctions de président de la Commission culturel dudit front en a fait l’annonce hier au cours d’une conférence de presse devant l’esplanade du monument de l’Obélisque. «Notre manifestation phare qui a été une exposition d’arts plastiques a été annulée.

Tous les artistes que nous avions sélectionnés et qui avaient donné leur accord ont tous été démobilisés», dénonce le commissaire Cheikhna Cheikh Keïta qui a fait office de porte-parole du jour.

L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) d’ajouter : «Les panels aussi que l’on devait organiser sont tombés à l’eau. Les brillants intellectuels qui devaient les animer ont tous été mis sur des plateaux pour parler de la Francophonie.

Certains d’entre eux avaient même proposé des thèmes sur lesquels on devait débattre. Ils nous ont dit de les enlever de la liste. Nous n’avons rien compris». Pour le moment, précise-t-il, «il n’y a que la marche prévue le samedi 29 et partant de la Rts jusqu’à la place de l’Obélisque et le concert prévu le même jour qui sont retenus».

Présent lors de ce face-à- face avec les journalistes et flanqué d’un tee shirt de couleur noir à l’effigie du contre-sommet de la francophonie, le coordonnateur dudit mouvement, Malick Noël Seck est courroucé et mécontent de la réaction du gouvernement qu’il accuse de leur avoir mis les bâtons dans les roues.

D’après lui, «tous les programmes du front contre le sommet de la francophonie ont été foulés au pied et aucune des manifestations qui étaient prévues n’a eu lieu».

Convaincu que la Francophonie «n’est qu’un piège voire un rouleau compresseur qui reconduit à une colonisation», l’ancien patron de l’Octris ragaillardi par cette minuscule foule de préciser : «Nous n’avons rien contre la France, mais cette conférence va leur permettre ainsi qu’à l’Europe de se répandre encore sur nos territoires pour exploiter nos ressources.

La population ne sait même pas ce qu’est réellement la Francophonie. Nous en tout cas, avec toute notre détermination, nous avons l’assurance de pouvoir suivre notre calendrier jusqu’à ce qu’une réaction nous soit offerte».

Magib GAYE

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