Dakar-Echo

Malgré sa condamnation, la carrière politique de Karim Wade défraie la chronique

wades_prieresLa condamnation du candidat du PDS, à savoir Karim Wade, à 6 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 138 milliards de F Cfa, défraie toujours la chronique au Sénégal.

Si les inconditionnels du fils de l’ancien chef de l’Etat soutiennent que cette condamnation laisse son avenir politique intact, comme pour Lamine Bâ, membre de la Fédération nationale des cadres libéraux, les Apéristes, pour leur part, le trouvent lesté, à l’image d’Abdourahmane Ndiaye, membre dudit parti. Toutefois, Mbaye Sidy Mbaye, analyste politique, estime que Karim Wade n’aura de chance que si les élections sont organisées en 2019.

Condamné à 6 ans de prison ferme sans pour autant perdre ses droits civiques, la carrière politique du candidat du PDS en 2017 suscite moult polémiques.

Selon Lamine Bâ, membre de la FNCL qui se prononçait sur les ondes de la RFM (radio privée) hier, mardi 24 mars, Karim Wade dispose de capacités et de compétences pouvant permettre de sortir le Sénégal de l’ornière. Le pro-Karimiste reste convaincu que, même avec cette condamnation, «son avenir est intact, prometteur, ambitieux et réalisable».

A l’en croire, «malgré sa condamnation, les Sénégalais sont toujours conscients et ils pensent que ce procès, dont le verdict est politique, ne saurait être aucunement un handicap pour Karim Wade, quant à son avenir politique».

Mieux, M. Bâ a estimé que «ce que Macky Sall et son pouvoir ont fait par rapport à ce verdict nous ouvre la porte du Palais». Cela, d’autant plus qu’aujourd’hui, a-t-il fait savoir, le capital de sympathie que Karim bénéficie au près des Sénégalais est incontestable.

De son coté, et avec un ton quelque peu ironique, Abdourahmane Ndiaye de l’APR a trouvé que «si cette condamnation a permis d’augmenter la popularité de Karim, tant mieux pour eux (PDS)». Toutefois, il a indiqué ne pas être en phase avec cette idée et que «Karim n’a jamais gagné son bureau de vote».

Pour M. Ndiaye, le chemin est long pour le candidat du Pds, dans la mesure où «il lui faut l’Océan pacifique à traverser d’abord, plus 6 ans de prison et 138 milliards à payer». Sur cette base, il a estimé que «cet avenir politique semble bien lesté».

Mbaye Sidy Mbaye, journaliste et analyste politique, estimera pour sa part que «si les élections devaient se passer en 2017, Karim n’aurait aucune chance». Cela, d’autant plus que son adversaire, Macky Sall est en liberté, et qu’il a les moyens de faire sa politique. Ce qui n’est pas le cas du candidat des libéraux, car étant en prison.

Toutefois, «si on renvoie les élections en 2019, Karim redevient un challenger. Mais un challenger qui aura accumulé un aura de prisonnier politique», a fait remarquer M. Mbaye.

Pour cause, selon lui, «dans notre pays, ce sont les gens persécutés ou perçus comme tels, qui bénéficient d’une passion positive». Par conséquent, a-t-il conclu, «si Karim sort seulement en 2019 et que la présidentielle se tient en 2019, c’est lui qui rassemblera toutes les cartes de son coté».

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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