Dakar-Echo

Macky Sall à Rufisque: La victoire au premier tour est inévitable. et personne, personne ne pourra l’empêcher

Macky Sall à Rufisque: La victoire au premier tour est inévitable. et personne, personne ne pourra l’empêcher

De l’assurance, le président sortant, Macky Sall, en a comme ressort. En tout cas, face à la déferlante qui accompagne ses sorties, il dit avoir la certitude qu’il passera dès le premier tour. Un passage que personne ne pourra empêcher.

A Rufisque où il était hier, il s’est dit confiant pour la suite n’étant pas de la carrure de ses adversaires abonnés aux caravanes pendant que lui , il déroule dans des stades remplis de militants… Bien entendu, gracieusement transportés.

La vieille cité des Lébou « Teunguej » ou Rufisque a accueilli , hier en fin de soirée , le candidat de BBY dans une belle ambiance des grandes fêtes comme savent si bien le faire ceux qui disent être le propriétaire de l’ancienne région du Cap-Vert. La foule était au rendez- vous. Ce qui a certainement décuplé l’enchantement du candidat Macky Sall qui se voit réélu dès le premier tour au soir du 24 février prochain. Il fonde sa certitude sur cette masse humaine qui l’accompagne partout où il se trouve. Comme un peu partout à l’exception de quelques villes du pays, hier, Rufisque a fortement mobilisé.

« Le peuple sénégalais a déjà choisi la continuité du Plan Sénégal Emergent »
Face à cette impressionnante mobilisation, le président Sall a tout de go soutenu que sa victoire est irréversible. « La victoire au premier tour est inévitable. Et personne ne pourra l’empêcher. Le 24 février avant 18 heures, les choses seront claires. Le peuple sénégalais a déjà choisi la continuité du Plan Sénégal Emergent » soutient avec assurance M. Sall devant une foule de militants. Il fonde sa certitude sur le constat que ses adversaires n’ont personne derrière eux.

Faisant dans la provocation, il leur lance un défi à se produire sur des terrains neutres ou stades. « Ils ne savent que se promener avec leurs trois véhicules et passer leur temps à bavarder. A Rufisque, il n’y a jamais eu de combat et il n’y aura pas de combat.

Tous les fils de Rufisque sont là. Je vous avais demandé de leur accorder 10%, mais maintenant, retirez tout. Car ils ne le méritent pas », dit-il tout en soutenant que ses adversaires du 24 février prochain n’ont pas de coalition qui pourra se mesurer à la leur. « Cette coalition de recalés, d’expulsés et de repêchés ne peut pas nous inquiéter. S’il y a une coalition sérieuse, c’est celle qui a gouverné pendant sept ans et qui a gagné toutes les élections depuis 2012.

Et Insha’Allah, elle gagnera l’élection le 24 prochain », fait-il savoir. Et comme on a pu le constater depuis ce weekend avec un tir groupé sur Idrissa Seck, le chef de l’Etat prend le relais et c’est pour lui porter la réplique sans le nommer. « Y a des gens qui disent que ma vision ne s’arrête qu’à Diamniadio.

Ils ne se sont pas rendus dans le Sénégal des profondeurs jusqu’en Casamance. Ils n’ont qu’à demander aux ruraux pour voir ce que le PUDC a amené aux cultivateurs, aux pêcheurs, aux étudiants. En gros, ils n’ont qu’à demander à la population sénégalaise l’amélioration de leurs conditions de vie depuis 2012. Ils peuvent se permettre de dire, s’ils le veulent, qu’il n’y a pas de soleil ici. Ils se trompent eux-mêmes, mais les populations connaissent la réalité », dit-il.

Se présentant comme celui qui a changé le visage du pays , il soutient que le Sénégal d’aujourd’hui est différent de celui qu’il a trouvé en 2012. « Je vous promets que celui de 2024 sera le meilleur parce que j’ai un programme que j’ai inspiré et écrit par des intellectuels et experts. C’est ce programme que les bailleurs de fonds ont adopté en acceptant de nous financer. Nous avons doublé les capacités d’hébergement des universités en augmentant les bourses d’étudiants, on a ouvert les centres de formation professionnelle pour montrer le chemin du travail aux jeunes. Parce que c’est ça l’avenir du Sénégal. La Der est là pour appuyer les femmes et les jeunes à hauteur de 30 milliards pour qu’ils aient la capacité à entreprendre. C’est ce qui mène le Sénégal en avant », dit-il.

« Je ne suis pas un président qui fait souffrir sa population »
Sûr de sa vision pour le Sénégal, il estime que ses réalisations sont visibles dans les localités de Rufisque et Bargny avec le quai de pêche de Bargny, l’aire de transformation de Ndéppé, le domaine agricole communautaire de Sangalkam. Pour Sangalkam, il revient sur les terres de cette ville. « Ils avaient spolié les terres de Sangalkam. A mon arrivée, j’ai annulé tous les bons pour mettre en place le DAC de Sangalkam en vue de permettre aux jeunes de travailler », explique-t-il.

Le candidat à sa réélection n’a pas manqué de revenir sur ses réalisations comme le Promoville de Rufisque, les 10 kms de voiries intérieur. Compte tenu de son bilan, il considère que l’opposition sait mieux que quiconque que les Sénégalais lui font plus que confiance. « Voilà l’avenir que je vous promets. Un avenir que je souhaite afin qu’on chemine ensemble de 2024 à 2035. Il faut laisser mes adversaires pinailler dès lors qu’ils ne savent pas ce qu’ils disent. Ce qui est clair, les carottes sont déjà cuites. Parce que dans toutes les localités où je suis passé au Sénégal, le peuple est debout », lance Macky Sall.

Sur l’épineux problème des impactés du Ter, il demande aux populations de Bargny de ne pas s’inquiéter tout autant que sur celui du port minéralier de Bargny. « Je ne suis pas un président qui fait souffrir sa population. Nous avons payé 60 milliards aux impactés pour le Train express régional. 500 millions pour les impactés du port minéralier de Bargny. Nous allons dédommager tous les impactés. C’est avant hier que j’ai pris une mesure en donnant aux populations de Jaxaay leurs titres fonciers en leur payant leurs arriérés. Et vous savez bien que ce problème était avant moi. Je le ferai partout pour toutes les localités du Sénégal qui ont des problèmes pareils ».

Se considérant comme l’homme qu’il faut pour un Sénégal émergent, il appelle les populations à lui accorder leurs voix. « J’ai une politique sociale pour le peuple sénégalais. Voilà la différence entre eux et moi (Ndlr : ses adversaires). Je suis un président qui du cœur et qui a pitié pour son peuple », conclut-il devant un public dont certains ont dû sortir les mouchoirs face à tant de sollicitude d’un président qui se présente en sauveur et à l’âme si charitable.

Samba DIAMANKA 

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