Dakar-Echo

Macky II peut mieux faire

Macky II peut mieux faire

De l’environnement des affaires, aux infrastructures en passant par l’hydraulique, l’assainissement, l’amélioration du cadre de vie, retour sur les points saillants de la gouvernance Macky Sall, sur le plan sociétal, durant son septennat qui s’achève aujourd’hui.

Ayant succédé à Abdoulaye Wade, troisième président de la République du Sénégal, après Senghor et Abdou Diouf, Macky Sall avait promis de propulser le pays à un niveau de développement beaucoup plus élevé, avec son programme Yoonu Yokkuté qui cédera la place au Plan Sénégal émergent.

De l’environnement des affaires, aux infrastructures en passant par l’hydraulique, l’assainissement mais aussi la justice, l’amélioration du cadre de vie, des vies des femmes, retour sur les points saillants de la gouvernance Macky Sall, sur le plan sociétal, durant son septennat qui s’achève, aujourd’hui mardi, avec sa prestation de serment pour un dernier mandat de cinq ans à la tête du Sénégal.

Dès son accession à la magistrature suprême au soir du 25 mars 2012, Macky Sall avait annoncé les prémices de son septennat. En prônant un Sénégal de «rupture» sur la base d’une «gouvernance sobre et vertueuse», l’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade, non moins leader de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar avait déjà promis de faire passer «la patrie avant le parti», à travers son programme Yoonu Yokkute ou la «voix de l’émergence» qui concerne tous les aspects (sociaux, économiques, etc.).

Déjà le 03 avril 2012, dans de son premier discours à la nation, le président Macky Sall avait placé son mandat sous le signe des urgences au premier rang duquel, figure la prise en charge des besoins en matière d’infrastructures. Ainsi, la nouvelle architecture devrait être orientée vers la dynamisation des Pôles économiques de développement. Avec la création des routes de l’émergence dans le sous-secteur des infrastructures routières estimés à près de 840 milliards FCFA pour la période 2012- 2016 (5 années) ; soit en moyenne 198 milliards FCFA par an. Pour la période 2000-2011 (12 ans), ces investissements étaient de 726 milliards FCFA environ, soit une moyenne de 60,5 milliards FCFA par an.

Entre 2012 et 2016, il a été noté, selon les autorités, l’achèvement de 43 projets avec un linéaire de 1295 km de routes revêtues et 12 ponts. Mais aussi les «rails du développement», qui portent sur la restructuration de la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda qui reste encore un combat des cheminots, et du Train Express Régional (Ter), ainsi que le renouvellement du transport routier.

Toujours durant le septennat, le président Macky Sall a assigné au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, un ensemble de mesures phares déclinées dans les différentes Déclarations de politique générale et les Conseils des ministres délocalisés tenus dans les différentes régions. Dès sa prise de fonction en 2012, le gouvernement, après avoir fait un diagnostic de la situation du secteur de l’eau et de l’assainissement, avait pris un certain nombre d’engagements.

En matière d’eau potable, avec le renforcement des infrastructures hydrauliques dans les zones les plus défavorables du milieu rural dont 20% souffraient encore d’un déficit d’accès à l’eau potable. L’assainissement est aussi un volet important avec le projet de dépollution de la Baie de Hann qu’il a hérité des anciens régime et qui avance toujours à pas de caméléon, la réhabilitation de la STEP de Cambérène pour porter sa capacité à 52.000 m3/jour, le renouvellement du Collecteur Fann-Hann et l’assainissement de la Cité Soleil, des projets à hauteur de 83 milliards de FCFA, en plus du plan décennal de lutte contre les inondations qui permis la restructuration, avec la construction de canaux d’évacuation des eaux de pluies et usées, de plusieurs quartiers de la banlieue.

Dans le domaine de l’administration territoriale et de la sécurité, «de nouvelles frontières de la sécurité ont été tracées avec une priorité absolue à la protection des personnes et des biens, à la préservation de la paix et de la sécurité nationale et au renforcement des structures de gouvernance».

Pour Macky, la «consolidation de la sécurité au niveau national passe par une véritable montée en puissance des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité, tant du point de vue des hommes, des matériels, des infrastructures que des aspects immatériels. C’est ce qui justifie l’ouverture de grands chantiers de construction, de réhabilitation, d’équipements, de recrutement et même de motivation au profit de la Police nationale, de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers ainsi que de l’Administration territoriale».

LA GENT FEMININE, A L’AVANT GARDE

Les femmes aussi sont ciblées concernées, avec des projets tels que la promotion des familles, des droits de la femme, «l’institutionnalisation du genre dans les administrations publiques» où ces dernière continuent toujours de réclamer la parité pour les postes nominatifs, au même titre que ceux électifs déjà consacrés par la loi, ainsi que la protection sociale.

Par ailleurs même si d’importantes réalisations ont été faites au cours du premier mandat de Macky Sall, il n’en demeure pas moins que les Sénégalais espèrent de ce quinquennat qu’il entame, ce mardi 2 avril 2019, plus d’actions. En effet avec les grèves récurrentes dans les secteurs de la santé, de la justice, de l’éducation, les coupures incessantes d’eau à Dakar et sa banlieue, la recrudescence de la violence avec les rapts d’enfants et les tueries, le sentiment d’insécurité grandissant, c’est un chapelet de doléances qui attend Macky 2

ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES, TOURISME ET TRANSPORTS AERIENS : En attendant l’effectivité du statut de «hub aérien sous régional»

L’amélioration constante de l’environnement des affaires pour faire du Sénégal, une destination d’investissement, a été une préoccupation majeure du président Macky Sall, avec la création en 2013 du ministère de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Télé-services de l’Etat (Mpipdte). Ce département avait pour missions essentielles, la mise en œuvre de stratégies de développement et de promotion de l’environnement des affaires, la recherche et l’identification d’opportunités de financement innovants et de partenariats.

Mais aussi la mise en place d’un cadre pour accompagner les partenariats public privé et la mise en œuvre d’une politique de promotion de l’administration électronique. Pour le tourisme, il a connu une hausse de 6% du PIB du Sénégal et génère près de 100.000 emplois, dans le Yoonu Yokkute. Le Plan Sénégal Emergent ambitionne aussi de faire du tourisme, soutenu par un «Hub aérien régional compétitif», un levier de croissance économique et de création d’emplois. Ainsi, le Sénégal veut faire partie du «Top 5 des destinations touristiques africaines» à travers un objectif de 3 millions de touristes à l’horizon 2023.

S’agissant du transport aérien, l’objectif était de faire de Dakar une plate-forme aérienne de référence pour servir les ambitions de devenir un hub de services (médical, tourisme, sièges régionaux des entreprises et institutions internationales, éducation-formation), avec l’objectif d’arriver à 5 millions de passagers à l’horizon 2023 et 10 millions en 2035.

C’est dans ce cadre que la stratégie a été articulée autour de la mise en service du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass en 2017, la réhabilitation des aérodromes régionaux en 2018.

Aissatou DIOP

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