Dakar-Echo

L’opposition a réussi le pari de la mobilisation à Dakar

L’opposition a réussi le pari de la mobilisation à Dakar

C’est dans une ambiance bon enfant que la manifestation de l’opposition s’est déroulée cet après midi à Dakar.

Ils étaient des milliers de manifestants, déterminés à défiler de la place de la Nation au rond point de la RTS sous une chaleur et un soleil de plomb.

Cette manifestation, autorisée par le préfet de la capitale, pour dénoncer, critiquer l’autorité et son chef, Macky Sall. A l’initiative du Front démocratique et social de résistance nationale (FDSRN), cette partie a débuté place de la nation (ex-place de l’Obélisque) pour aboutir devant le rond-point de la Radiotélévision sénégalaise (RTS, publique).

Les organisateurs pariaient sur un million de personnes. La police n’a pas souhaité communiquer sur le nombre de participants à la manifestation.

Le président Macky SALL accusé de tout faire pour éliminer ses principaux opposants. Notamment Khalifa Sall, le maire de Dakar qui est en prison depuis près de 500 jours, et Karim Wade, le fils de l’ancien président, qui vit en exil au Qatar. La marche s’est transformée en doléances dignes d’un défilé du 1er mai.
De nombreux citoyens venus de toutes les régions du Sénégal malgré une forte présence policière à tous les coins de rue de Dakar.

Les manifestants portaient des slogans qui parlaient aussi bien du manque d’eau, de la régression démocratique, de la vie chère, … Aussi les partis concernés et leurs militants ont-ils marché pour dénoncer une « justice sélective » qui ne viserait que les opposants au régime actuel dont ils ont plus généralement décrié la gouvernance.

Des leaders de l’opposition sénégalaise ont dit vendredi leur satisfaction relative à la mobilisation enregistrée lors de leur marche organisée le même jour pour dénoncer la « justice sélective » et les pénuries d’eau, entre autres revendications.

Elle avait à sa tête différents leaders de l’opposition dite significative mais aussi des mouvements de soutien à Karim Wade et Khalifa Sall, condamné à 6 et 5 ans de prison respectivement, pour enrichissement illicite et escroquerie aux deniers publics.

Mais selon l’opposition, à travers ces décisions de justice, le pouvoir en place cherche surtout à écarter ces deux personnalités politiques de la prochaine présidentielle prévue en février 2019.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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