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L’euro au plus bas se rapproche de la parité avec le dollar

L’euro au plus bas se rapproche de la parité avec le dollar

euro-dollarA 1,10 € pour un dollar, la monnaie unique européenne connaît un nouveau plus bas en onze ans et demi. Les importations seront donc à moyen terme plus chères.

Le pouvoir d’achat des européens de la zone Euro continue de prendre du plomb dans l’aile. L’euro baissait face au dollar jeudi, tombant à un nouveau plus bas en onze ans et demi, ne parvenant pas à pérenniser un bref rebond alimenté par des propos jugés encourageants du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi sur les perspectives économiques en zone euro.

Vers 18h30 à Paris, la monnaie unique européenne valait 1,1011 dollar – après être tombé un peu plus tôt à 1,0988 dollar, un nouveau plus bas depuis début septembre 2003 et pour la première fois sous 1,10 dollar depuis cette même date – contre 1,1080 dollar mercredi. L’euro évoluait encore autour de 1,12 dollar en début de semaine.

Le cours de l’euro fait le yo-yo

«L’euro a suivi un parcours en montagnes russes avec la conférence de presse de Mario Draghi (le président de la BCE, NDLR)», observait Christopher Vecchio, analyste chez DailyFX. Dans un premier temps, alors que Mario Draghi débutait son intervention par des remarques préparées à l’avance, l’euro avait tenté de se reprendre, le président de la BCE faisant «passer un message optimiste sur les perspectives de l’économie et sur les conditions d’emprunt», relevait Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com.

En effet, la BCE a relevé ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016, à respectivement 1,5% et 1,9%, et relevé sa prévision pour l’inflation en 2016 à 1,5%. Mais la monnaie unique n’est pas parvenue à conserver ses gains, bien au contraire.

Inquiètudes autour de la faible reprise

ide-euro-dollar-150305-01«L’euro a connu un rapide retour à la réalité lorsque Mario Draghi a réitéré que le programme de rachats d’actifs, qui doit débuter la semaine prochaine, pourrait s’étendre au-delà de la date de conclusion prévue en septembre 2016», commentait Ashraf Laidi, analyste chez City Index.

Ce programme d’«assouplissement quantitatif, ou «QE» selon l’acronyme pour son appellation en anglais («Quantitative Easing»), prévoit le rachat de quelque 1140 milliards d’euros de dette publique et privée d’ici septembre 2016, au rythme de 60 milliards par mois, afin de relancer la très faible dynamique des prix en zone euro.

Le dollar prisé des investisseurs

Ces rachats débuteront le 9 mars et se poursuivront au-delà de septembre 2016 tant que l’inflation ne sera pas de façon pérenne sur le chemin du niveau cible de 2%. Ce programme, qui a pour but de stimuler l’activité économique en zone euro, se traduit par des injections de liquidités dans le système financier, ce qui a pour effet collatéral de diluer la valeur de la monnaie unique.

De son côté, le dollar était prisé car les investisseurs estiment que la bonne tenue générale de l’économie américaine pourrait pousser la Réserve fédérale américaine (Fed) à relever ses taux dès mi-2015, ce qui rendrait le dollar plus rémunérateur, et donc plus attrayant pour les investisseurs.

Les cambistes attendaient la publication vendredi du rapport officiel mensuel pour février sur l’emploi et le chômage aux États-Unis, un indicateur majeur pour jauger la vigueur de la reprise de la première économie mondiale.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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